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Le juge saisi d'un recours exercé par un coobligé doit trancher la contribution
Droit Immobilier

Le juge saisi d'un recours exercé par un coobligé doit trancher la contribution

📅 Décision du 28 mai 2008⚖️ Cour de cassation👁️ 8 vues📖 2 min de lecture

Le juge saisi d'un recours exercé par une partie condamnée in solidum, à l'encontre d'un de ses coobligé, est tenu de statuer sur la contribution de chacun d'eux à la condamnation

Décision de référence : cc • N° 06-20.403 • 2008-05-28 • Consulter la décision →

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La situation

Le juge saisi d'un recours exercé par une partie condamnée in solidum, à l'encontre d'un de ses coobligé, est tenu de statuer sur la contribution de chacun d'eux à la condamnation

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 06-20.403
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 mai 2008

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Copropriétaire confronté à des vices de construction engageant plusieurs responsables

M. Martin, propriétaire d'un appartement dans une copropriété à Lyon, subit des infiltrations d'eau dues à des défauts de construction. Le syndicat des copropriétaires obtient la condamnation in solidum du promoteur, de l'architecte et de l'entreprise de gros œuvre à verser 80 000 € de réparations. Le promoteur, qui a payé l'intégralité, se retourne contre l'architecte pour obtenir sa part contributive.

Application pratique:

Cette décision impose au juge, saisi du recours du promoteur contre l'architecte, de fixer la part de chaque coobligé dans la dette (par exemple, promoteur 40 %, architecte 30 %, entreprise 30 %). Pour M. Martin, cela signifie que même si un seul responsable paie, la répartition finale est clarifiée, évitant des litiges ultérieurs. Il doit veiller à ce que le syndicat conserve toutes les preuves des condamnations solidaires. En cas de difficulté, il peut exiger que le juge statue sur les contributions comme le rappelle la Cour de cassation.

2

Acheteur d'un bien avec vice caché : recours entre vendeurs solidaires

Mme Dubois achète une maison à Bordeaux pour 350 000 €. Après la vente, elle découvre une importante infestation de termites non déclarée. Elle obtient en justice la condamnation in solidum des deux anciens propriétaires (un couple divorcé) à lui verser 45 000 € de dommages-intérêts. L'ex-mari règle la totalité et saisit le juge pour obtenir le remboursement de la part de son ex-épouse.

Application pratique:

En vertu de la décision, le juge du recours doit déterminer la contribution de chaque ex-époux, par exemple 50/50 ou selon leur responsabilité respective (dissimulation active pour l'un). Mme Dubois, bien qu'étrangère au recours, bénéficie d'une sécurité : le paiement intégral est garanti par la solidarité, et le juge clarifie les parts, réduisant le risque d'insolvabilité d'un seul. Elle peut sereinement réclamer l'exécution du jugement initial sans s'immiscer dans le recours.

3

Propriétaire bailleur face à un dégât des eaux engageant locataire et entreprise

M. Lefèvre, propriétaire d'un immeuble à Lille, subit un dégât des eaux causé par la négligence de son locataire (robinet ouvert) et une défaillance de l'entreprise de plomberie intervenue (réparation inadaptée). Le tribunal condamne in solidum le locataire et l'entreprise à indemniser M. Lefèvre à hauteur de 12 000 €. L'entreprise paie la somme et se retourne contre le locataire en estimant sa part plus élevée.

Application pratique:

La jurisprudence rappelle que le juge saisi du recours de l'entreprise doit impérativement fixer la contribution de chaque coobligé, par exemple 70 % pour le locataire fautif et 30 % pour l'entreprise. M. Lefèvre, en tant que créancier, voit son droit à être intégralement payé préservé, et il peut suivre les recours pour anticiper d'éventuels retards de remboursement. Il doit conserver les preuves du jugement initial et informer les parties de cette règle pour accélérer le règlement définitif.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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