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Le syndicat des copropriétaires est
Droit Immobilier

Le syndicat des copropriétaires est

📅 Décision du 17 décembre 2015⚖️ Cour de cassation👁️ 16 vues📖 2 min de lecture

Le syndicat des copropriétaires est responsable de plein droit des vices de construction de l'immeuble, même antérieurs à la soumission de celui-ci au statut de la copropriété

Décision de référence : cc • N° 14-16.372 • 2015-12-17 • Consulter la décision →

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La situation

Le syndicat des copropriétaires est responsable de plein droit des vices de construction de l'immeuble, même antérieurs à la soumission de celui-ci au statut de la copropriété

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 14-16.372
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 17 décembre 2015

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Infiltration d'eau : copropriétaire contre syndicat à Lyon

M. Dupont, copropriétaire depuis 2015 dans un immeuble du 3e arrondissement de Lyon, subit des infiltrations d'eau récurrentes dans son appartement. Un expert a confirmé qu'elles proviennent d'un vice de construction des façades datant de 2008, avant la mise en copropriété de l'immeuble en 2012. Le syndicat refuse d'engager les travaux de réparation, estimés à 25 000 €, prétextant que le défaut est antérieur au régime de la copropriété.

Application pratique:

Grâce à l'arrêt de la Cour de cassation du 17 décembre 2015, le syndicat est responsable de plein droit des vices de construction, même antérieurs à la copropriété. M. Dupont doit adresser une mise en demeure au syndic par lettre recommandée, exigeant l'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée générale. Si le syndicat persiste dans son refus, il peut saisir le tribunal judiciaire pour obtenir réparation du préjudice et la réalisation forcée des travaux, sans avoir à prouver une faute.

2

Fissure structurelle : le cauchemar d'un primo-accédant à Marseille

Mme Lefèvre a acheté en janvier 2024 un appartement à Marseille (8e arrondissement) dans une résidence construite en 2006 et mise en copropriété en 2019. Trois mois après son emménagement, elle constate une fissure importante dans un mur porteur. Une expertise révèle qu'il s'agit d'un vice de construction existant depuis l'origine. Le syndicat lui oppose que le problème est né avant la copropriété et qu'elle devrait se retourner contre le constructeur, aujourd'hui en liquidation judiciaire.

Application pratique:

La décision de 2015 établit que le syndicat des copropriétaires est responsable de plein droit des vices de construction, même s'ils sont apparus avant la mise en copropriété. Mme Lefèvre doit immédiatement déclarer le sinistre à son assurance et notifier le syndic par acte d'huissier. Elle peut demander au syndic de convoquer une assemblée générale pour voter les travaux nécessaires, chiffrés à 18 000 €. En cas d'inaction, elle a tout intérêt à assigner le syndicat en justice pour obtenir réparation, sans avoir à rechercher le constructeur défaillant.

3

Humidité locative : propriétaire bailleur lésé à Bordeaux

M. Garcia est propriétaire bailleur d'un appartement dans un immeuble bordelais du quartier Saint-Michel, construit en 1995 et placé sous le statut de la copropriété en 2001. Depuis 2022, son locataire se plaint de remontées d'humidité dues à un défaut d'étanchéité des fondations, un vice antérieur à 2001. Le syndicat temporise, arguant de la prescription et du coût élevé des travaux (40 000 €). M. Garcia craint de perdre son locataire et de devoir assumer des travaux de remise en état de son lot (5 000 €) si le problème n'est pas traité à la source.

Application pratique:

L'arrêt du 17 décembre 2015 rappelle que le syndicat est responsable de plein droit des vices de construction anciens, sans pouvoir opposer de délai de prescription courant à compter de la mise en copropriété. M. Garcia doit mettre en demeure le syndic de faire réaliser les travaux sur les parties communes et de convoquer une assemblée générale pour un vote. Si le syndicat s'obstine, il peut engager une action en justice pour obtenir la condamnation du syndicat à réaliser les travaux et à l'indemniser de son préjudice (perte de loyer et frais de remise en état du logement).

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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