Aller au contenu principal
Articles 2240-2241 : ce qu'il faut savoir
Droit Immobilier

Articles 2240-2241 : ce qu'il faut savoir

📅 Décision du 25 janvier 2023⚖️ Cour de cassation👁️ 17 vues📖 2 min de lecture

L'énumération des articles 2240, 2241 et 2244 du code civil des causes de droit commun d'interruption du délai de prescription étant limitative, le mémoire préalable, qui ne constitue pas une demande en justice au sens de l'article 2241 du code civil, n'est une cause interruptive de la prescription qu'en vertu de l'article 33, alinéa 1, du décret n° 53-960 du 30 septembre 1953, selon lequel la notification du mémoire institué par l'article R. 145-23 du code de commerce interrompt la prescription. Ce texte n'instituant le mémoire préalable que pour la procédure devant le juge des loyers commerciaux, sa notification n'interrompt la prescription que lorsque la contestation relative à la fixation du prix du bail révisé ou renouvelé est portée devant ce juge

Décision de référence : cc • N° 21-20.009 • 2023-01-25 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

L'énumération des articles 2240, 2241 et 2244 du code civil des causes de droit commun d'interruption du délai de prescription étant limitative, le mémoire préalable, qui ne constitue pas une demande en justice au sens de l'article 2241 du code civil, n'est une cause interruptive de la prescription qu'en vertu de l'article 33, alinéa 1, du décret n° 53-960 du 30 septembre 1953, selon lequel la notification du mémoire institué par l'article R. 145-23 du code de commerce interrompt la prescription. Ce texte n'instituant le mémoire préalable que pour la procédure devant le juge des loyers commerciaux, sa notification n'interrompt la prescription que lorsque la contestation relative à la fixation du prix du bail révisé ou renouvelé est portée devant ce juge

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 21-20.009
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 25 janvier 2023

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Boulanger menacé de perdre son droit à contester le loyer

M. Martin, artisan boulanger à Lyon, a reçu un mémoire préalable de son bailleur lors du renouvellement de son bail commercial en janvier 2024, proposant un loyer révisé de 3 500 € par mois. Pensant que ce mémoire interrompait le délai de prescription de deux ans pour saisir le juge, il n'a pas engagé de procédure judiciaire. Or, le bailleur n'a pas saisi le juge des loyers commerciaux et conteste désormais tout droit à révision, invoquant la prescription.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation (21-20.009) précise que le mémoire préalable n'interrompt la prescription que si la contestation est portée devant le juge des loyers commerciaux. M. Martin doit donc, avant l'expiration du délai de deux ans (janvier 2026), assigner son bailleur devant ce juge pour fixer le loyer, sous peine de perdre définitivement son droit à contestation. Il doit conserver tous les échanges et agir rapidement.

2

Bailleur commercial trompé par un mémoire sans suite

La SCI du Marais, propriétaire d'un local commercial à Paris 4e, a notifié un mémoire préalable à son locataire, un magasin de vêtements, pour réviser le loyer à 10 000 € par an en mars 2023. Le locataire a répondu par un contre-mémoire, mais aucune partie n'a saisi le juge. Fin 2024, la SCI pense encore pouvoir agir en fixation du loyer sur la base du mémoire, sans savoir que la prescription biennale n'a pas été interrompue.

Application pratique:

Conformément à l'arrêt du 25 janvier 2023, la notification d'un mémoire préalable sans saisine du juge des loyers commerciaux n'interrompt pas la prescription de l'action en fixation du prix. La SCI doit, avant mars 2025 (deux ans après le mémoire), assigner son locataire devant le juge des loyers pour faire fixer le loyer révisé, sous peine de forclusion. Une simple lettre ou un accord amiable ne suffit pas.

3

Renouvellement de bail : le piège du mémoire pour une start-up

Start-up innovante, Loc’Tech a son siège dans un local commercial à Toulouse. Le bailleur a envoyé un mémoire préalable en mai 2023 avec une proposition de loyer renouvelé à 2 000 € mensuels. La start-up, accaparée par son développement, a répondu tardivement et n’a pas saisi le juge, croyant à tort que le mémoire suspendait le délai. En mai 2025, le bailleur pourrait invoquer l’acquisition de la prescription pour verrouiller le loyer à un montant élevé.

Application pratique:

L'enseignement de la décision est clair : seul le juge des loyers commerciaux peut interrompre valablement la prescription. Loc’Tech doit impérativement déposer une assignation devant ce juge avant l’échéance de deux ans (mai 2025) pour contester le loyer ou en demander la fixation. Elle doit cesser toute négociation dilatoire et agir en justice sans délai.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Une réponse plus précise sur votre situation ?

Consultez Maître Zakine — avocate, Docteur en Droit. Réponse rapide et claire sur votre situation.

Prendre rendez-vous →☎ 06 21 69 91 77

🔒 Confidentiel · Sans engagement

📬 Recevez les nouvelles jurisprudences

Une analyse juridique par semaine, directement dans votre boîte mail. Gratuit, sans spam.

🔒 Désinscription en 1 clic · Vos données restent en France

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide