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Les juges, qui constatent que le
Droit Immobilier

Les juges, qui constatent que le

📅 Décision du 09 octobre 1970⚖️ Cour de cassation👁️ 18 vues📖 2 min de lecture

Les juges, qui constatent que le propriétaire, bénéficiaire de la reprise, n'occupe pas les bâtiments de la ferme comme il s'y était engagé et ne possède aucun cheptel, les travaux agricoles étant exécutés par des tiers avec leur propre matériel sans aucun lien de dépendance vis-à-vis du propriétaire, peuvent en déduire que ce dernier ne participe pas aux travaux de façon effective et permanente, et a exercé la reprise en fraude des droits de l'ancien preneur.

Décision de référence : cc • N° 69-10.098 • 1970-10-09 • Consulter la décision →

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La situation

Les juges, qui constatent que le propriétaire, bénéficiaire de la reprise, n'occupe pas les bâtiments de la ferme comme il s'y était engagé et ne possède aucun cheptel, les travaux agricoles étant exécutés par des tiers avec leur propre matériel sans aucun lien de dépendance vis-à-vis du propriétaire, peuvent en déduire que ce dernier ne participe pas aux travaux de façon effective et permanente, et a exercé la reprise en fraude des droits de l'ancien preneur.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 69-10.098
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 09 octobre 1970

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Reprise d’un corps de ferme pour exploitation personnelle ?

M. Dupont, propriétaire d’une ferme de 50 hectares dans l’Oise, souhaite reprendre le bien loué à un agriculteur pour y cultiver des céréales. Il a donné congé pour reprise il y a 18 mois, mais hésite à acquérir du matériel et envisage de sous-traiter tous les travaux.

Application pratique:

La décision de 1970 rappelle que le bénéficiaire de la reprise doit participer aux travaux de façon effective et permanente. Pour éviter d’être accusé de fraude, M. Dupont doit prouver qu’il exploite réellement : acquérir cheptel ou matériel, effectuer les travaux lui-même ou avec du personnel salarié sous sa direction. À défaut, l’ancien preneur pourrait obtenir des dommages-intérêts ou la réintégration.

2

Locataire évincé : suspicion de fraude du propriétaire

Jean, agriculteur dans les Bouches-du-Rhône, a reçu un congé pour reprise du propriétaire qui prétend vouloir exploiter des oliviers. Un an après, Jean constate que le propriétaire n’y passe que quelques heures par mois et fait appel à une entreprise extérieure pour l’entretien.

Application pratique:

Cette situation correspond exactement à la fraude décrite par l’arrêt du 9 octobre 1970. Jean doit rassembler des preuves (constat d’huissier, photos, témoignages) démontrant que le propriétaire ne participe pas effectivement. Il peut alors saisir le tribunal paritaire des baux ruraux pour demander des dommages-intérêts (par exemple, 30 000 €) ou la réintégration dans les lieux.

3

Acquéreur d’une propriété rurale souhaitant reprendre le bail

Mme Martin a acheté une exploitation viticole en Gironde louée à un vigneron. Elle veut récupérer la parcelle pour y produire son propre vin. Elle projette d’embaucher un chef de culture et d’investir 200 000 € en matériel.

Application pratique:

Pour que la reprise soit valable au regard de la décision de 1970, Mme Martin doit démontrer une participation effective et permanente. Elle peut le faire en s’engageant personnellement dans la gestion quotidienne, en étant présente sur l’exploitation et en justifiant des investissements significatifs. Il est conseillé de documenter son projet (plan d’exploitation, contrats d’embauche) et de consulter un avocat spécialisé pour sécuriser la procédure.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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