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Témoins : quand leurs noms sont-ils écartés ?
Droit Immobilier

Témoins : quand leurs noms sont-ils écartés ?

📅 Décision du 26 juillet 1976⚖️ Cour de cassation👁️ 18 vues📖 2 min de lecture

Les témoins dont les noms ont été signifiés dans les conditions et aux fins précisées par l'article 55 de la loi du 29 juillet 1881 et qui ont été régulièrement cités, sont soumis aux obligations édictées par les articles 437 et suivants du Code de procédure pénale et aucune disposition légale ne les autorise à substituer à leur déposition orale une déclaration écrite. Si, au regard des dispositions dudit code, une telle déclaration peut toujours être considérée comme un élément de preuve laissé à l'appréciation des juges, il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit de prouver la vérité de faits diffamatoires. En effet, si cette déclaration écrite n'a pas été signifiée en copie à la partie poursuivante conformément aux prescriptions de l'article 55 précité, sa production ne peut être admise.

Décision de référence : cc • N° 74-93.025 • 1976-07-26 • Consulter la décision →

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La situation

Les témoins dont les noms ont été signifiés dans les conditions et aux fins précisées par l'article 55 de la loi du 29 juillet 1881 et qui ont été régulièrement cités, sont soumis aux obligations édictées par les articles 437 et suivants du Code de procédure pénale et aucune disposition légale ne les autorise à substituer à leur déposition orale une déclaration écrite. Si, au regard des dispositions dudit code, une telle déclaration peut toujours être considérée comme un élément de preuve laissé à l'appréciation des juges, il n'en est pas de même lorsqu'il s'agit de prouver la vérité de faits diffamatoires. En effet, si cette déclaration écrite n'a pas été signifiée en copie à la partie poursuivante conformément aux prescriptions de l'article 55 précité, sa production ne peut être admise.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
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Informations juridiques

  • Numéro: 74-93.025
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 26 juillet 1976

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire bailleur face à une diffamation en ligne

À Marseille, un propriétaire découvre que son locataire a publié des messages diffamatoires sur Facebook l'accusant de pratiques illégales. Il souhaite utiliser le témoignage écrit d'un voisin pour prouver la diffamation et demander 3 000 € de dommages-intérêts.

Application pratique:

Cette décision rappelle que pour prouver la vérité de faits diffamatoires, une déclaration écrite non signifiée à la partie adverse est irrecevable. Le propriétaire doit donc signifier le témoignage écrit au locataire conformément à l'article 55 de la loi de 1881, ou faire citer le témoin pour une déposition orale devant le tribunal. À défaut, le juge écartera cette preuve.

2

Primo-accédant victime d'un vice caché

À Bordeaux, un primo-accédant achète une maison et découvre une fissure structurelle. Lors du procès contre le vendeur pour vice caché, il produit une lettre d'un artisan attestant que le vendeur connaissait le défaut, sans l'avoir envoyée au vendeur au préalable.

Application pratique:

La décision souligne l'importance de respecter les formalités de communication des preuves. Même si la lettre de l'artisan est pertinente, elle pourrait être rejetée si elle n'a pas été portée à la connaissance de l'autre partie dans les formes requises. L'acheteur doit notifier cette pièce au vendeur par voie d'huissier ou l'inclure dans ses conclusions en respectant le principe du contradictoire. Il est conseillé de faire appel à un avocat pour sécuriser la procédure.

3

Copropriétaire diffamé en assemblée générale

À Nice, un copropriétaire s'estime diffamé par les propos d'un autre copropriétaire lors d'une AG. Il compte sur l'attestation écrite d'un troisième copropriétaire pour prouver les faits et obtenir réparation du préjudice moral évalué à 2 000 €.

Application pratique:

La jurisprudence rappelle qu'en matière de diffamation, une attestation écrite ne peut remplacer un témoignage oral que si elle a été signifiée à la partie poursuivante. Le copropriétaire doit donc faire signifier cette attestation à l'auteur des propos, ou assigner le témoin à comparaître. Le non-respect de cette formalité rend la preuve irrecevable, ce qui pourrait entraîner le rejet de sa demande.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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