Droit Immobilier

L'usager qui occupe la totalité de la

📅 Décision du 14 novembre 1996⚖️ Cour de cassation👁️ 7 vues📖 2 min de lecture

L'usager qui occupe la totalité de la maison est assujetti aux frais de culture, aux réparations d'entretien et au paiement des contributions comme l'usufruitier.

Décision de référence : cc • N° 94-14.846 • 1996-11-14 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

L'usager qui occupe la totalité de la maison est assujetti aux frais de culture, aux réparations d'entretien et au paiement des contributions comme l'usufruitier.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 94-14.846
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 14 novembre 1996

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Conflit sur les charges entre propriétaire et usager

À Lyon, M. Dupont a accordé un droit d'usage à sa nièce, Sophie, lui permettant d'occuper toute sa maison secondaire. Sophie a reçu un avis de taxe foncière de 1200€ et demande à son oncle de le payer, estimant que c'est au propriétaire de s'en charger.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation confirme que l'usager occupant la totalité du logement est redevable des contributions, comme un usufruitier. En l'espèce, Sophie, en tant qu'usagère, doit s'acquitter de la taxe foncière. Il est conseillé à M. Dupont de lui rappeler cette obligation en se référant à la jurisprudence, et de formaliser les charges dans une convention pour éviter de futurs litiges. Si nécessaire, une mise en demeure peut être envoyée pour exiger le paiement.

2

Usager confronté à des réparations coûteuses

Mme Martin, usagère d'une maison à Marseille, découvre une fuite sur le toit nécessitant une réparation d'entretien de 2500€. Elle pense que le propriétaire, M. Lefèvre, doit payer car il s'agit d'une grosse réparation.

Application pratique:

Selon l'arrêt de 1996, l'usager est tenu des réparations d'entretien, comme l'usufruitier. La réparation du toit pour une fuite est une réparation d'entretien, pas une grosse réparation (qui serait à la charge du propriétaire). Mme Martin doit donc assumer le coût des 2500€. Elle peut vérifier la distinction entre réparations locatives et grosses réparations dans le code civil, et conserver les factures pour justifier son entretien du bien.

3

Acheteur d'un bien occupé par un usager

M. Richard achète une maison à Bordeaux pour 300.000€, occupée par une dame âgée bénéficiant d'un droit d'usage viager. Après l'achat, il reçoit une demande de remboursement des frais de jardinage de 600€ engagés par l'usagère.

Application pratique:

La jurisprudence précise que l'usager supporte les frais de culture (comme le jardinage) lorsqu'il occupe toute la maison. En tant que nu-propriétaire, M. Richard n'a pas à rembourser ces frais, sauf s'il s'agit de grosses réparations ou d'améliorations exceptionnelles. Il doit informer l'usagère de ses obligations par un courrier recommandé, en citant la décision de la Cour de cassation. Il est prudent de consigner ces échanges pour prévenir tout conflit.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

Articles similaires en Immobilier

Voir tout →

Il résulte des décisions de la Cour de justice des Communautés européennes que l'obligation qui pourrait peser sur la SACEM de justifier l'importance des redevances qu'elle réclame aux discothèques, suppose que les contrefacteurs aient préalablement démontré que ces redevances sont sensiblement plus élevées que celles pratiquées dans les autres Etats membres du Marché commun, cette différence ne pouvant constituer l'indice d'un abus de position dominante que dans la mesure où la comparaison des niveaux de tarifs aurait été effectuée sur une base homogène.

18 août 2026Lire →

SI L'ALINEA 4 DE L'ARTICLE 21 DE L'ORDONNANCE DU 23 OCTOBRE 1958 FIXE DES LIMITES AU JUGE POUR APPRECIER LA VALEUR DE L'IMMEUBLE EXPROPRIE AU CAS OU CELUI-CI A FAIT L'OBJET D'UNE MUTATION ANTERIEURE DE MOINS DE CINQ ANS A LA DECISION, L'EXCEPTION AU PRINCIPE DE CE PLAFOND PREVUE POUR LE CAS DE MODIFICATION DANS LA CONSISTANCE OU L'ETAT DES LIEUX ET LA REVISION DE L'ESTIMATION ANTERIEURE INSCRITES DANS UN SEUL ET MEME PARAGRAPHE D'ARTICLE, ONT POUR FONDEMENT COMMUN LA VOLONTE DU LEGISLATEUR DE NE POINT PRIVER L'EXPROPRIE DE LA PLUS VALUE ACQUISE PAR LES IMMEUBLES DEPUIS LEUR DERNIERE MUTATION. LES JUGES DU FOND PEUVENT CONSIDERER COMME UNE MODIFICATION DANS LA CONSISTANCE DES LIEUX UN CHANGEMENT SURVENU DANS L'INTERET S'ATTACHANT A L'EMPLACEMENT DES IMMEUBLES, PARTICULIEREMENT DANS LE CAS OU LE QUARTIER DES IMMEUBLES EXPROPRIES S'EST TRANSFORME RAPIDEMENT DE ZONE RURALE EN ZONE INDUSTRIELLE.

18 août 2026Lire →

La requalification d'un contrat à

La requalification d'un contrat à durée déterminée en contrat à durée indéterminée ne porte que sur le terme du contrat et laisse inchangées les autres stipulations contractuelles. Doit être cassé l'arrêt qui, pour fixer une rémunération mensuelle de référence et, par suite, les sommes dues au salarié en conséquence de la requalification de la relation de travail en un contrat à durée indéterminée, relève que l'examen des bulletins de paie montre qu'à compter du mois de janvier 2013 l'employeur a baissé le nombre des jours de travail, et cela jusqu'au 31 mai 2015, alors que la détermination des jours de travail, qui résultait de l'accord des parties lors de la conclusion de chacun des contrats à durée déterminée, n'était pas affectée par leur requalification en un contrat à durée indéterminée

18 août 2026Lire →

Explorez plus d'analyses juridiques en droit immobilier

Tous les articles Immobilier
★★★★★4.9/5 — Avis Google

Avvocato Maître Zakine, Dottore in Giurisprudenza

Consulenze telefoniche e in videochiamata — Appuntamenti rapidi

Prenota un appuntamento
1ª Consulenza 30 Minuti - 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide