Droit Foncier

Manque de base légale l'arrêt qui,

📅 Décision du 27 April 1976⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Manque de base légale l'arrêt qui, pour rejeter la demande de suppression d'une porte percée dans un mur mitoyen, limitant la cour d'une école, déclare que cette porte a été établie avec l'accord au moins tacite du propriétaire du fonds contigu et que cette simple tolérance constituait de sa part la reconnaissance d'une servitude de passage alors que celui-ci n'avait autorisé le passage que pour permettre l'évacuation, en cas d'urgence, des enfants de ladite école.

Décision de référence : cc • N° 74-14.565 • 1976-04-27 • Consulter la décision →

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La situation

Manque de base légale l'arrêt qui, pour rejeter la demande de suppression d'une porte percée dans un mur mitoyen, limitant la cour d'une école, déclare que cette porte a été établie avec l'accord au moins tacite du propriétaire du fonds contigu et que cette simple tolérance constituait de sa part la reconnaissance d'une servitude de passage alors que celui-ci n'avait autorisé le passage que pour permettre l'évacuation, en cas d'urgence, des enfants de ladite école.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 74-14.565
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 27 avril 1976

Mots-clés

droit immobilierjurisprudencefoncier

Cas d'usage pratiques

1

Porte percée dans mur mitoyen par une école

M. Dupont, propriétaire à Lyon, a autorisé verbalement en 2015 le directeur de l'école voisine à percer une porte dans leur mur mitoyen, uniquement pour évacuer les enfants en cas d'urgence. Dix ans plus tard, l'école utilise cette porte quotidiennement comme sortie de service et prétend avoir acquis une servitude de passage.

Application pratique:

L'arrêt de 1976 confirme qu'une simple tolérance (autorisation précaire et révocable) ne crée pas de servitude. M. Dupont doit adresser une mise en demeure à l'école de cesser l'usage permanent, puis saisir le tribunal judiciaire pour demander la suppression de la porte. Il doit conserver tout courrier ou témoignage prouvant que l'accord initial ne visait que les situations d'urgence.

2

Acheteur découvre une porte tolérée par l'ancien propriétaire

Mme Martin, primo-accédante à Bordeaux, achète en 2024 une maison mitoyenne. Elle constate que le voisin dispose d'une porte percée dans le mur mitoyen donnant sur sa cour. Le vendeur lui avait indiqué que ce passage était 'toléré' depuis une quinzaine d'années, sans acte écrit.

Application pratique:

Une simple tolérance ne vaut pas servitude : le voisin ne peut pas se prévaloir d'un droit de passage permanent. Mme Martin doit vérifier l'absence de servitude dans son acte de vente et dans les titres de propriété, puis notifier au voisin l'interdiction d'utiliser la porte. Si le voisin persiste, elle peut agir en justice pour faire condamner la suppression de l'ouverture, sans attendre le délai de prescription trentenaire.

3

Copropriétaire commercial utilise une issue de secours comme sortie normale

Dans une copropriété à Marseille, le syndic avait autorisé en 2012 un copropriétaire exploitant un local commercial à percer une porte dans un mur mitoyen avec la cour commune, uniquement pour évacuer sa clientèle en cas d'incendie. Depuis 2023, cette porte est utilisée quotidiennement comme entrée secondaire, provoquant des nuisances.

Application pratique:

Le syndicat des copropriétaires peut s'appuyer sur la jurisprudence : l'accord donné pour des évacuations d'urgence est une tolérance, pas une reconnaissance de servitude. Il doit voter en assemblée générale une résolution pour exiger la fermeture définitive de la porte et charger le syndic d'envoyer une mise en demeure. En cas de refus, une action en suppression de l'ouverture peut être intentée devant le tribunal judiciaire.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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