Aller au contenu principal
Pour prétendre au bénéfice du statut
Droit Immobilier

Pour prétendre au bénéfice du statut

📅 Décision du 28 janvier 2004⚖️ Cour de cassation👁️ 20 vues📖 2 min de lecture

Pour prétendre au bénéfice du statut des baux commerciaux, le locataire doit être immatriculé au registre du commerce et des sociétés à la date de délivrance du congé par le bailleur et il doit l'être également à la date d'effet de ce congé. Viole l'article L. 145-1 du Code de commerce la cour d'appel qui, pour dire que le statut est inapplicable à une société locataire, retient que la condition d'immatriculation au registre du commerce doit être remplie à la date de la délivrance du congé et pendant toute la procédure aboutissant à la fixation de l'indemnité d'éviction et que cette société, bénéficiaire de la cession du bail entre la date de délivrance du congé et la date d'effet de ce congé, n'a été immatriculée qu'après que le bailleur lui ait dénié tout droit à indemnité d'éviction, alors qu'elle avait constaté que la nouvelle locataire, société cessionnaire, était immatriculée à la date d'effet du congé.

Décision de référence : cc • N° 02-18.983 • 2004-01-28 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Pour prétendre au bénéfice du statut des baux commerciaux, le locataire doit être immatriculé au registre du commerce et des sociétés à la date de délivrance du congé par le bailleur et il doit l'être également à la date d'effet de ce congé. Viole l'article L. 145-1 du Code de commerce la cour d'appel qui, pour dire que le statut est inapplicable à une société locataire, retient que la condition d'immatriculation au registre du commerce doit être remplie à la date de la délivrance du congé et pendant toute la procédure aboutissant à la fixation de l'indemnité d'éviction et que cette société, bénéficiaire de la cession du bail entre la date de délivrance du congé et la date d'effet de ce congé, n'a été immatriculée qu'après que le bailleur lui ait dénié tout droit à indemnité d'éviction, alors qu'elle avait constaté que la nouvelle locataire, société cessionnaire, était immatriculée à la date d'effet du congé.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 02-18.983
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 28 janvier 2004

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Boulanger menacé d'éviction à Lyon

M. Dupont, boulanger à Lyon, reçoit le 15 mars 2024 un congé pour reprise des locaux avec effet au 30 septembre 2024. Immatriculé au RCS depuis 2010, il découvre que son inscription a été radiée par erreur le 1er juillet 2024.

Application pratique:

La décision exige l'immatriculation au RCS à la date d'effet du congé. M. Dupont doit immédiatement demander sa réinscription auprès du greffe du tribunal de commerce avant le 30 septembre 2024, en fournissant une attestation de régularisation. Sans cette démarche, il perdra son droit au statut des baux commerciaux et à l'indemnité d'éviction.

2

Propriétaire parisien face à un locataire non immatriculé

Mme Lefèvre, propriétaire d'un local commercial à Paris XIe, donne congé le 2 janvier 2025 à son locataire, une SARL, avec effet au 30 juin 2025. Le locataire cède son fonds de commerce le 1er avril 2025, mais le cessionnaire n'est immatriculé au RCS que le 15 juillet 2025.

Application pratique:

La Cour de cassation rappelle que le bénéfice du statut des baux commerciaux exige l'immatriculation du locataire à la date d'effet du congé. Ici, le cessionnaire n'était pas immatriculé au 30 juin 2025. Mme Lefèvre peut donc refuser le renouvellement du bail sans indemnité d'éviction, en s'appuyant sur ce défaut d'immatriculation à la date clé.

3

Repreneur de restaurant marseillais en difficulté

M. Rossi acquiert le 1er mars 2025 le fonds de commerce d'un restaurant à Marseille, dont le bail a fait l'objet d'un congé délivré à l'ancien exploitant le 1er décembre 2024, avec effet au 1er juin 2025. Il ne finalise son immatriculation au RCS que le 10 juin 2025, pensant être protégé par la cession.

Application pratique:

Pour prétendre au statut des baux commerciaux et à l'indemnité d'éviction, le locataire doit être immatriculé à la date d'effet du congé. M. Rossi aurait dû s'immatriculer avant le 1er juin 2025. Il doit régulariser d'urgence sa situation et tenter une négociation avec le bailleur, car la jurisprudence ne lui est pas favorable : son droit à indemnité est compromis.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Une réponse plus précise sur votre situation ?

Consultez Maître Zakine — avocate, Docteur en Droit. Réponse rapide et claire sur votre situation.

Prendre rendez-vous →☎ 06 21 69 91 77

🔒 Confidentiel · Sans engagement

📬 Recevez les nouvelles jurisprudences

Une analyse juridique par semaine, directement dans votre boîte mail. Gratuit, sans spam.

🔒 Désinscription en 1 clic · Vos données restent en France

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide