Aller au contenu principal
Selon la loi des 16-24 août 1790, la faute de service ne saurait engager le juge judiciaire
Droit Immobilier

Selon la loi des 16-24 août 1790, la faute de service ne saurait engager le juge judiciaire

📅 Décision du 06 mars 2007⚖️ Cour de cassation👁️ 13 vues📖 2 min de lecture

Selon la loi des 16-24 août 1790, la responsabilité des agents des services publics administratifs ne peut être mise en jeu devant les juridictions judiciaires que pour leurs fautes personnelles détachables de leurs fonctions. Une faute commise à l'occasion du service ne constitue une faute personnelle que si elle comporte une intention de nuire ou présente un caractère de gravité inadmissible

Décision de référence : cc • N° 05-20.747 • 2007-03-06 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Selon la loi des 16-24 août 1790, la responsabilité des agents des services publics administratifs ne peut être mise en jeu devant les juridictions judiciaires que pour leurs fautes personnelles détachables de leurs fonctions. Une faute commise à l'occasion du service ne constitue une faute personnelle que si elle comporte une intention de nuire ou présente un caractère de gravité inadmissible

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

Pour une analyse de votre situation : consultation 30 min à 45€ avec Maître Zakine.

📌 Cet article vous concerne ? Maître Cécile Zakine, avocate en droit immobilier et foncier, Docteur en droit, intervient dans toute la France.
→ Prendre RDV pour une consultation droit du travail  |  → Tous nos articles juridiques

Informations juridiques

  • Numéro: 05-20.747
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 06 mars 2007

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Permis de construire annulé après travaux

À Bordeaux, un primo-accédant obtient un permis de construire sur la base d'informations erronées fournies par un agent du service urbanisme. Après 30 000 € de travaux, le permis est retiré, causant un préjudice financier important.

Application pratique:

La faute de l'agent, si elle est simple erreur sans intention de nuire ni gravité excessive, relève d'une faute de service. Vous devez alors saisir le tribunal administratif dans les deux mois du retrait, en conservant tous les justificatifs et en faisant établir un constat d'huissier des travaux réalisés. Consultez un avocat spécialisé pour évaluer si la faute peut être qualifiée de personnelle, auquel cas le juge judiciaire serait compétent.

2

Arrêté d'insalubrité contesté et perte de loyers

À Lyon, un propriétaire bailleur voit son immeuble classé insalubre par un arrêté municipal fondé sur un rapport approximatif du service communal d'hygiène. Les locataires sont relogés d'office, privant le propriétaire de 2 000 € de loyers par mois pendant six mois.

Application pratique:

L'agent municipal ayant agi dans le cadre de ses fonctions sans faute personnelle détachable, la responsabilité de la commune ne peut être recherchée que devant le juge administratif. Engagez un recours gracieux auprès de la mairie en joignant un rapport d'expertise privé contredisant l'insalubrité. En cas de refus, saisissez le tribunal administratif dans les deux mois pour obtenir réparation du préjudice financier.

3

Péril ordonné sur la base d'un diagnostic erroné

Dans une copropriété marseillaise, le maire prend un arrêté de péril en s'appuyant sur le rapport d'un ingénieur municipal qui a mal évalué les fissures. Les copropriétaires engagent 20 000 € de travaux d'urgence, plus une évacuation temporaire.

Application pratique:

Pour engager la responsabilité de l'ingénieur devant le juge judiciaire, il faut prouver une faute personnelle, comme une négligence d'une gravité inadmissible. En l'absence d'une telle preuve, seule la responsabilité administrative de la commune peut être recherchée. Rassemblez tous les diagnostics contradictoires, contestez l'arrêté devant le tribunal administratif sous deux mois, et demandez une expertise judiciaire pour évaluer le préjudice.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

Prendre rendez-vous →

Avertissement: Les analyses présentées sur ce site sont fournies à titre informatif uniquement et ne constituent pas des conseils juridiques personnalisés. Pour une consultation adaptée à votre situation, contactez un avocat.

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Une réponse plus précise sur votre situation ?

Consultez Maître Zakine — avocate, Docteur en Droit. Réponse rapide et claire sur votre situation.

Prendre rendez-vous →☎ 06 21 69 91 77

🔒 Confidentiel · Sans engagement

📬 Recevez les nouvelles jurisprudences

Une analyse juridique par semaine, directement dans votre boîte mail. Gratuit, sans spam.

🔒 Désinscription en 1 clic · Vos données restent en France

★★★★★4.9/5 — Avis Google

Un litige ? Une question juridique ?

Consultation vidéo avec Maître Zakine, Docteur en Droit — réponse sous 24h

Faites une visio : 1ère consultation 30 min = 45€
Consultation 30 min en visio 45€

🔒 Confidentiel • Sans engagement • Réponse rapide