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Un marchand de biens qui a fait
Droit Immobilier

Un marchand de biens qui a fait

📅 Décision du 02 Mai 1978⚖️ Cour de cassation👁️ 17 vues📖 2 min de lecture

Un marchand de biens qui a fait effectuer des travaux d'aménagement intérieur et de surélévation d'un immeuble et a vendu les studios créés par ces travaux ne peut invoquer le bénéfice des dispositions des lois des 3 janvier et 7 juillet 1967 qui ne sont applicables qu'aux ventes d'immeubles à construire.

Décision de référence : cc • N° 76-14.551 • 1978-05-02 • Consulter la décision →

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La situation

Un marchand de biens qui a fait effectuer des travaux d'aménagement intérieur et de surélévation d'un immeuble et a vendu les studios créés par ces travaux ne peut invoquer le bénéfice des dispositions des lois des 3 janvier et 7 juillet 1967 qui ne sont applicables qu'aux ventes d'immeubles à construire.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 76-14.551
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 02 mai 1978

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Achat d'un studio rénové à Paris sans garantie

Un primo-accédant achète un studio de 20 m² à 200 000 € dans le 10e arrondissement de Paris, issu de la division d'un immeuble ancien rénové et surélevé par un marchand de biens. Il pense bénéficier des mêmes protections que pour l'achat sur plan (VEFA).

Application pratique:

Cette décision rappelle que les lois de 1967 protégeant les acquéreurs en VEFA ne s'appliquent pas aux travaux sur existant. L'acheteur doit vérifier la nature juridique de la vente : s'agit-il d'une vente d'immeuble à construire ou d'un bien achevé ? Il doit exiger du vendeur une garantie contractuelle d'achèvement et une assurance dommages-ouvrage, car sans cela, il s'expose à des risques en cas de malfaçons ou d'inachèvement. Un notaire doit vérifier la conformité du contrat.

2

Investisseur lyonnais et lots divisés dans l'ancien

Un investisseur achète 3 studios à 150 000 € chacun dans un immeuble du Vieux Lyon, entièrement réaménagé intérieurement avec surélévation par un marchand de biens. Le commercialisateur présente l'opération comme 'neuve' avec des garanties identiques au neuf.

Application pratique:

La jurisprudence indique que les lois du 3 janvier et 7 juillet 1967 ne couvrent pas ce type d'opération. L'investisseur ne doit pas se fier aux discours commerciaux : il doit exiger une garantie de parfait achèvement et une garantie décennale par contrat explicite, car elles ne sont pas automatiques pour des travaux sur existant. Avant de signer, faire auditer les travaux par un expert technique pour identifier tout risque structurel non couvert.

3

Marchand de biens marseillais commercialisant des studios surélevés

Un marchand de biens a acquis un immeuble à Marseille, fait une surélévation de deux étages et créé 8 studios vendus sur plan avant achèvement des travaux. Il utilise un contrat type VEFA pensant être protégé par la loi de 1967.

Application pratique:

La Cour de cassation confirme que ces lois ne s'appliquent pas à la simple transformation d'un existant. Le marchand de biens doit sécuriser ses ventes : proposer des garanties extrin s èques (caution bancaire d'achèvement) et souscrire une assurance responsabilité décennale spécifique. À défaut, il s'expose à des litiges avec les acheteurs pour défaut de couverture. Il doit également adapter son contrat pour éviter de promettre illégalement un régime VEFA.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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