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Droit Immobilier

Un moyen, fût-il d'ordre public et de

📅 Décision du 21 janvier 1992⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Un moyen, fût-il d'ordre public et de pur droit, est irrecevable dès lors qu'il est incompatible avec la position adoptée devant les juges du fond par le demandeur au pourvoi.

Décision de référence : cc • N° 90-11.562 • 1992-01-21 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Un moyen, fût-il d'ordre public et de pur droit, est irrecevable dès lors qu'il est incompatible avec la position adoptée devant les juges du fond par le demandeur au pourvoi.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 90-11.562
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 21 janvier 1992

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Propriétaire de Lyon qui change de stratégie en cassation

Un bailleur de Lyon (Rhône) a soutenu devant la cour d'appel que son locataire avait bien reçu un congé valable pour un appartement loué 850 € par mois. Après avoir perdu, il se pourvoit en cassation et soutient l'inverse : selon lui, le congé serait nul, parce qu'une règle d'ordre public (qu'on ne peut écarter par contrat) n'aurait pas été respectée.

Application pratique:

Cet arrêt de la Cour de cassation (21 janvier 1992, n° 90-11.562) pose qu'un moyen est irrecevable s'il contredit la position défendue devant les juges du fond (tribunal et cour d'appel), même s'il est d'ordre public. Le bailleur ne pourra donc pas se contredire en cassation. Il faut, dès la première instance, exposer tous ses arguments juridiques, y compris ceux d'ordre public, et garder une ligne cohérente. En cas de doute sur la stratégie, consultez un avocat avant de déposer vos premières conclusions (vos écritures).)

2

Acquéreur à Bordeaux qui conteste une vente après coup

Un acheteur de Bordeaux (Gironde) a défendu en appel la validité de la vente d'une maison à 320 000 €, car il voulait obtenir des dommages-intérêts. Après un jugement défavorable sur le prix, il veut en cassation soutenir que la vente est nulle pour un vice de forme de l'acte, un argument d'ordre public.

Application pratique:

Selon cette jurisprudence, l'acquéreur ne peut pas soutenir en cassation que la vente est nulle, puisqu'il a défendu sa validité devant les juges du fond. Son moyen serait déclaré irrecevable, même s'il touche à l'ordre public. Avant d'engager la procédure, il faut donc décider si l'on veut maintenir ou faire annuler la vente, et plaider la même thèse à tous les stades. Rassemblez dès le départ l'acte de vente, le compromis et les courriers échangés, et faites relire l'acte par un avocat avant d'agir.

3

Copropriétaire parisien et contradiction sur une décision d'assemblée

Une copropriétaire de Paris (11e arrondissement) a défendu en appel la validité d'une résolution d'assemblée générale votant des travaux de ravalement de 18 000 €, dont sa quote-part est de 2 400 €. Condamnée à payer, elle veut maintenant faire valoir en cassation que la résolution est irrégulière, car la majorité requise n'aurait pas été atteinte.

Application pratique:

La décision du 21 janvier 1992 interdit ce revirement : un argument incompatible avec la position tenue devant les juges du fond est irrecevable en cassation, même s'il est d'ordre public. La copropriétaire doit donc choisir sa ligne dès le début : contester la résolution (dans le délai de deux mois suivant la notification du procès-verbal) ou en défendre la validité. Conservez le procès-verbal, la convocation et les feuilles de présence, et vérifiez les majorités avant de plaider. Un avocat peut vous aider à bâtir une stratégie cohérente dès la première instance.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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