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Une marque ne peut bénéficier des dispositions pénales sans nouveauté
Droit Immobilier

Une marque ne peut bénéficier des dispositions pénales sans nouveauté

📅 Décision du 11 octobre 1989⚖️ Cour de cassation👁️ 13 vues📖 2 min de lecture

Une marque ne peut bénéficier des dispositions de l'article 422.2° du Code pénal qui répriment l'usage de celle-ci sans autorisation de l'intéressé, que si elle présente un caractère de nouveauté et d'originalité, lequel est souverainement apprécié par les juges du fond.

Décision de référence : cc • N° 88-82.677 • 1989-10-11 • Consulter la décision →

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La situation

Une marque ne peut bénéficier des dispositions de l'article 422.2° du Code pénal qui répriment l'usage de celle-ci sans autorisation de l'intéressé, que si elle présente un caractère de nouveauté et d'originalité, lequel est souverainement apprécié par les juges du fond.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

  • Respectez scrupuleusement les délais légaux de recours
  • Conservez tous vos documents justificatifs (titres, actes, courriers)
  • Anticipez : un conseil préventif coûte toujours moins cher qu'un litige

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Informations juridiques

  • Numéro: 88-82.677
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 11 octobre 1989

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Promoteur poursuivi pour le nom d'une résidence

À Lyon, le promoteur ImmoNeuf lance une résidence senior nommée « Les Jardins d'Éden ». Un concurrent ouvrant un projet similaire utilise également ce nom. Le promoteur veut engager des poursuites pour usage non autorisé de marque, mais son avocat l'informe que le terme « Jardins d'Éden » est trop descriptif et manque d'originalité pour bénéficier de la protection de l'article 422.2° du Code pénal.

Application pratique:

Cette décision rappelle que seul un nom présentant un caractère de nouveauté et d'originalité peut être protégé pénalement. Avant de baptiser un programme, il est impératif de vérifier la disponibilité et la distinctivité du signe auprès de l'INPI. En l'absence d'originalité, le promoteur ne pourra pas agir au pénal et devra se tourner vers des actions en concurrence déloyale, plus aléatoires. L'anticipation par un dépôt de marque forte est donc essentielle.

2

Propriétaire bailleur face au risque de confusion entre commerces

À Bordeaux, un propriétaire loue un local commercial à un discounter nommé « Prix Cassés 33 ». Un autre commerce à proximité utilise l'enseigne « Cassés de Prix 33 », créant une confusion chez la clientèle. Le propriétaire, soucieux de la pérennité de son bail, se demande s'il peut imposer au locataire de changer d'enseigne en s'appuyant sur la protection des marques.

Application pratique:

Conformément à la jurisprudence, la protection de l'article 422.2° du Code pénal n'est acquise que si l'enseigne revêt un caractère de nouveauté et d'originalité apprécié souverainement par le juge. Ici, la simple déclinaison d'un terme générique (« Prix Cassés ») pourrait être jugée banale et donc non protégeable. Le bailleur devrait conseiller à son preneur d'opérer une modification de son enseigne pour éviter tout litige, et inclure une clause dans le bail imposant une enseigne distinctive pour limiter les risques de confusion.

3

Syndicat de copropriétaires défendant le nom historique de l'immeuble

Depuis 40 ans, les propriétaires de l'immeuble « Le Clos des Oliviers » à Aix-en-Provence utilisent ce nom pour leur résidence. Une nouvelle résidence à 200 mètres se lance sous le nom « Clos des Oliviers & Spa », entraînant des erreurs de courrier et de livraison. Le syndicat envisage une action fondée sur l'usage non autorisé de la marque.

Application pratique:

Pour bénéficier des dispositions de l'article 422.2° du Code pénal, le syndicat doit démontrer que « Le Clos des Oliviers » possède une originalité suffisante, ce qui peut résulter d'un long usage reconnu. Les juges du fond apprécieront souverainement ce caractère au vu des preuves apportées (ancienneté, notoriété locale, éléments distinctifs comme un logo). Il est impératif de réunir tous les justificatifs (courriers, documents de copropriété, articles de presse) et d'envisager un dépôt de marque rapidement pour renforcer la protection. Une action en justice ne sera viable que si l'originalité est avérée.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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