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Une toiture-terrasse, divisée en zones
Droit Immobilier

Une toiture-terrasse, divisée en zones

📅 Décision du 04 mai 1995⚖️ Cour de cassation👁️ 10 vues📖 2 min de lecture

Une toiture-terrasse, divisée en zones de jouissance, ne perdant pas, conformément aux stipulations du règlement de copropriété, son caractère de partie commune, le droit de jouissance, même affecté d'une quote-part de parties communes correspondant aux charges que son titulaire supporte pour l'entretien et la conservation de la toiture-terrasse, ne peut être assimilé à un droit de propriété, ni conférer à son titulaire le droit d'édifier un ouvrage sans l'autorisation de l'assemblée générale.

Décision de référence : cc • N° 93-11.121 • 1995-05-04 • Consulter la décision →

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La situation

Une toiture-terrasse, divisée en zones de jouissance, ne perdant pas, conformément aux stipulations du règlement de copropriété, son caractère de partie commune, le droit de jouissance, même affecté d'une quote-part de parties communes correspondant aux charges que son titulaire supporte pour l'entretien et la conservation de la toiture-terrasse, ne peut être assimilé à un droit de propriété, ni conférer à son titulaire le droit d'édifier un ouvrage sans l'autorisation de l'assemblée générale.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 93-11.121
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 04 mai 1995

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Copropriétaire installant une pergola sans autorisation

M. Martin, copropriétaire à Nice, souhaite installer une pergola de 10 m² sur sa toiture-terrasse en jouissance exclusive. Il pense que son droit de jouissance l'autorise à le faire sans demander l'accord de la copropriété.

Application pratique:

Selon cette décision, la toiture-terrasse reste une partie commune malgré la division de jouissance. M. Martin doit donc convoquer une assemblée générale pour obtenir l'autorisation préalable des copropriétaires. Sans ce vote favorable, il risque la démolition de l'ouvrage à ses frais, comme le confirme la jurisprudence.

2

Acheteur novice attiré par une terrasse exclusive

Mme Dupont, primo-accédante à Bordeaux, envisage d'acheter un appartement avec une toiture-terrasse attenante dont le vendeur vante l'usage privatif. Elle ignore que cet espace est une partie commune à jouissance divisée.

Application pratique:

Le notaire doit l'informer que ce droit de jouissance ne confère pas un droit de propriété et qu'elle ne pourra pas transformer la terrasse sans l'accord de l'assemblée générale. Avant la vente, elle doit vérifier le règlement de copropriété et s'assurer qu'aucun projet d'aménagement futur ne sera bloqué par cette règle, comme l'illustre la décision cc 93-11.121.

3

Locataire ayant construit un abri de jardin illicite

M. Legrand, propriétaire bailleur à Lyon, découvre que son locataire a édifié un abri de jardin de 5 m² sur la toiture-terrasse de l'appartement loué, sans son accord ni celui de la copropriété.

Application pratique:

La décision rappelle que même un titulaire de jouissance ne peut édifier sans autorisation. M. Legrand doit immédiatement signaler cette construction à la copropriété et demander au locataire sa démolition, sous peine d'engager sa propre responsabilité. Il peut invoquer cette jurisprudence pour démontrer le caractère illicite de l'ouvrage et exiger sa suppression.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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