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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

764 articles trouvés

Permis de construire et certificat de conformité : le juge judiciaire ne peut ordonner la démolition
Droit foncier

Permis de construire et certificat de conformité : le juge judiciaire ne peut ordonner la démolition

La Cour de cassation rappelle que tant qu'un permis de construire n'est pas annulé et qu'un certificat de conformité a été délivré, un juge judiciaire ne peut pas ordonner la démolition de travaux pourtant non conformes aux plans. Cette décision protège les propriétaires contre les actions abusives des voisins.

Juridiction: cc

Date: 14/09/2005

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14 septembre 200526 vues
Nullité d'une vente municipale : le mandat apparent ne sauve pas l'acquéreur
Droit foncier

Nullité d'une vente municipale : le mandat apparent ne sauve pas l'acquéreur

La Cour de cassation rappelle que la théorie du mandat apparent ne s'applique pas aux collectivités territoriales : si la délibération autorisant la vente est annulée, l'acquéreur ne peut se prévaloir de l'apparence de régularité. Décision clé pour tout achat de terrain communal.

Juridiction: cc

Date: 16/06/2016

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16 juin 201626 vues
Changement d'affectation d'un immeuble : quand les travaux sont requis
Droit foncier

Changement d'affectation d'un immeuble : quand les travaux sont requis

La Cour de cassation précise que le changement d'affectation d'un immeuble (ex : foyer étudiant en résidence-hôtel) n'est une infraction urbanistique que si des travaux ont été réalisés pour opérer ce changement. Simple changement d'usage sans travaux ne tombe pas sous le coup de la loi.

Juridiction: cc

Date: 18/05/2004

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18 mai 200419 vues
Trouble anormal de voisinage sans permis de construire : la preuve du lien de causalité exigée
Droit foncier

Trouble anormal de voisinage sans permis de construire : la preuve du lien de causalité exigée

La Cour de cassation rappelle qu'une construction sans permis ne suffit pas à caractériser un trouble anormal de voisinage : il faut prouver un lien direct entre l'infraction et le préjudice subi, et que les nuisances dépassent les inconvénients normaux du voisinage.

Juridiction: cc

Date: 11/02/1998

trouble anormal de voisinagepermis de construirelien de causalité
11 février 199815 vues
Servitude administrative non apparente : vendeur, vous devez la déclarer !
Droit foncier

Servitude administrative non apparente : vendeur, vous devez la déclarer !

Un arrêt de la Cour de cassation de 1978 précise que les servitudes administratives (comme une interdiction de construire) peuvent être considérées comme des servitudes non apparentes au sens de l'article 1638 du Code civil, obligeant le vendeur à les déclarer à l'acquéreur, sous peine de garantie.

Juridiction: cc

servitude administrativearticle 1638Cour de cassation
26 juin 202631 vues
Procès-verbal d'infraction urbanisme : l'absence d'assermentation du fonctionnaire empêche la prescription
Droit foncier

Procès-verbal d'infraction urbanisme : l'absence d'assermentation du fonctionnaire empêche la prescription

Un fonctionnaire municipal non assermenté ne peut interrompre la prescription de l'infraction par son procès-verbal. La Cour de cassation casse l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait adopté une interprétation large de l'article 101 du Code de l'urbanisme.

Juridiction: cc

infraction urbanismeprocès-verbalassermentation
26 juin 202650 vues
Association agréée d'urbanisme : constitution de partie civile autorisée en cas d'infraction
Droit foncier

Association agréée d'urbanisme : constitution de partie civile autorisée en cas d'infraction

Par un arrêt du 9 avril 2002, la Cour de cassation a reconnu à une association agréée d'urbanisme le droit de se constituer partie civile pour des faits portant atteinte aux intérêts collectifs qu'elle défend, même si ces faits constituent une infraction au Code de l'urbanisme. Cette décision renforce le rôle des associations dans la défense de l'environnement et de l'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 09/04/2002

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09 avril 200227 vues
Recel de prise illégale d'intérêts : impossible de reprocher le recel à l'auteur principal
Droit foncier

Recel de prise illégale d'intérêts : impossible de reprocher le recel à l'auteur principal

La Cour de cassation rappelle que le délit de recel de prise illégale d'intérêts ne peut être reproché à la personne qui a commis l'infraction principale, même si celle-ci est prescrite. Cette décision, rendue dans le cadre d'un projet éolien, a des implications importantes pour les élus et les professionnels de l'immobilier.

Juridiction: cc

Date: 12/11/2015

prise illégale d'intérêtsrecelprescription
12 novembre 201517 vues
Construction sans permis : quand l'erreur de droit ne suffit pas à éviter la sanction
Droit foncier

Construction sans permis : quand l'erreur de droit ne suffit pas à éviter la sanction

La Cour de cassation rappelle que pour bénéficier de l'erreur de droit, le constructeur doit prouver une croyance légitime et inévitable en une autorisation. Décision du 12 septembre 2006.

Juridiction: cc

Date: 12/09/2006

construction sans permiserreur de droiturbanisme
12 septembre 200625 vues
Droit de préemption communal : quand la commune doit rétrocéder le terrain aux anciens propriétaires
Droit foncier

Droit de préemption communal : quand la commune doit rétrocéder le terrain aux anciens propriétaires

Lorsqu'une commune préempte un terrain pour un motif d'intérêt général (extension de cimetière, espace vert) mais l'aliène ensuite à des fins privées (construction de logements), les anciens propriétaires peuvent exiger la rétrocession. La Cour de cassation le rappelle dans un arrêt du 15 décembre 1999.

Juridiction: cc

Date: 15/12/1999

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15 décembre 199937 vues
Permis de construire annulé : comment le POS illégal protège votre droit à la démolition
Droit foncier

Permis de construire annulé : comment le POS illégal protège votre droit à la démolition

Un propriétaire obtient gain de cause : la Cour de cassation casse un arrêt qui refusait la démolition d'une construction voisine, malgré l'annulation du permis de construire. Le POS illégal remet en vigueur le précédent, et le bâtiment doit disparaître.

Juridiction: cc

Date: 20/10/2004

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20 octobre 200410 vues
Infraction d'urbanisme : un plan illégal ne justifie pas une condamnation
Droit foncier

Infraction d'urbanisme : un plan illégal ne justifie pas une condamnation

La Cour de cassation rappelle qu'une infraction à la législation sur l'urbanisme ne peut être retenue si le plan d'urbanisme invoqué n'est pas légalement opposable. Une décision qui protège les propriétaires contre des poursuites fondées sur des documents inexistants ou irréguliers.

Juridiction: cc

urbanismeplan d'urbanismeopposabilité
26 juin 202619 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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