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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

768 articles trouvés

Bornage sans géomètre : l'expert judiciaire autorisé par la Cour de cassation
Droit foncier

Bornage sans géomètre : l'expert judiciaire autorisé par la Cour de cassation

La Cour de cassation a tranché : un expert judiciaire peut réaliser un bornage sans être géomètre-expert, car il agit sous mandat de justice. Cette décision protège les propriétaires et locataires d'éventuels surcoûts ou blocages.

Juridiction: cc

Date: 04/07/2007

bornageexpert judiciairegéomètre-expert
04 juillet 200712 vues
Responsabilité du constructeur et urbanisme : le propriétaire peut obtenir réparation
Droit foncier

Responsabilité du constructeur et urbanisme : le propriétaire peut obtenir réparation

La Cour de cassation clarifie que l'article L. 480-13 du Code de l'urbanisme ne protège que le propriétaire qui a violé les règles d'urbanisme, pas le constructeur. Ainsi, un propriétaire victime d'une construction illégale peut obtenir des dommages-intérêts de l'architecte ou de l'entrepreneur, même si le permis a été annulé.

Juridiction: cc

Date: 20/02/2002

urbanismeresponsabilité constructeurarticle L. 480-13
20 février 20029 vues
Travaux sans permis : le délit dure jusqu'à la fin du chantier (Cass. crim. 1973)
Droit foncier

Travaux sans permis : le délit dure jusqu'à la fin du chantier (Cass. crim. 1973)

La Cour de cassation a jugé en 1973 que l'infraction d'exécution illicite de travaux de construction se commet pendant toute la durée du chantier, et non pas seulement au début. Cela signifie qu'un propriétaire peut être poursuivi et condamné à démolir même si les travaux sont déjà avancés, et que les délais de prescription ne courent qu'à l'achèvement.

Juridiction: cc

Date: 23/07/1973

travaux sans permisdélit continuurbanisme
23 juillet 197312 vues
Liberté d'expression et urbanisme : quand un maire peut critiquer sans être diffamateur
Droit foncier

Liberté d'expression et urbanisme : quand un maire peut critiquer sans être diffamateur

Le Conseil constitutionnel rappelle que la liberté d'expression d'un élu local ne peut être limitée que si ses propos dépassent les limites admissibles de la critique dans un débat d'intérêt général. Décision importante pour les élus et les citoyens impliqués dans des litiges d'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 06/05/2014

liberté d'expressiondiffamationurbanisme
06 mai 20147 vues
Droit de préemption urbain : la cour d'appel ne peut fixer le prix d'un fonds de commerce
Droit foncier

Droit de préemption urbain : la cour d'appel ne peut fixer le prix d'un fonds de commerce

La Cour de cassation rappelle que le juge de l'expropriation, saisi d'une fixation de prix dans le cadre du droit de préemption urbain, ne peut se prononcer sur la consistance et la valeur d'un fonds de commerce, car seuls les biens immobiliers sont soumis à ce droit. Une promesse de vente portant à la fois sur des parcelles et un fonds de commerce ne permet pas d'étendre la compétence du juge à ce dernier.

Juridiction: cc

Date: 09/06/2004

droit de préemption urbainfonds de commercejuge de l'expropriation
09 juin 200411 vues
Voies de recours en urbanisme : le délai d'appel des ordonnances pénales clarifié
Droit foncier

Voies de recours en urbanisme : le délai d'appel des ordonnances pénales clarifié

La Cour de cassation précise que l'appel d'une ordonnance du juge d'instruction en matière d'urbanisme suit la procédure de droit commun de l'instruction pénale, et non les dispositions spéciales de l'article L. 480-2 du Code de l'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 05/02/1976

urbanismevoies de recoursappel
05 février 197616 vues
Expropriation et emprise totale : l'indemnité de remploi exclue pour la partie acquise en sus
Droit foncier

Expropriation et emprise totale : l'indemnité de remploi exclue pour la partie acquise en sus

La Cour de cassation précise que lorsqu'un juge de l'expropriation est saisi d'une demande d'emprise totale, il doit distinguer l'indemnité de dépossession pour la partie expropriée et le prix d'acquisition pour la partie achetée en sus, sans indemnité de remploi pour cette dernière.

Juridiction: cc

Date: 22/09/2010

expropriationemprise totaleindemnité de remploi
22 septembre 201018 vues
Garantie d'achèvement des VRD : quand la caution bancaire cesse avec la déclaration d'achèvement
Droit foncier

Garantie d'achèvement des VRD : quand la caution bancaire cesse avec la déclaration d'achèvement

La Cour de cassation précise que la garantie d'achèvement des VRD cesse dès la déclaration d'achèvement, même si le certificat de conformité n'est pas encore délivré. Une décision qui impacte directement les acquéreurs et constructeurs.

Juridiction: cc

Date: 12/01/2000

garantie d'achèvementVRDcaution bancaire
12 janvier 200011 vues
Bornage : l'appel contre un jugement du tribunal d'instance est toujours recevable
Droit foncier

Bornage : l'appel contre un jugement du tribunal d'instance est toujours recevable

La Cour de cassation a confirmé en 1972 que tout jugement rendu par le tribunal d'instance sur une action en bornage peut faire l'objet d'un appel, sans condition de montant. Cette décision garantit aux propriétaires un double degré de juridiction pour leurs litiges de limites.

Juridiction: cc

Date: 10/10/1972

bornageappeltribunal d'instance
10 octobre 197215 vues
Servitude de vue ou simple jour : la Cour de cassation tranche une question de fait cruciale pour les propriétaires
Droit foncier

Servitude de vue ou simple jour : la Cour de cassation tranche une question de fait cruciale pour les propriétaires

La Cour de cassation rappelle que la qualification d'une ouverture (jour ou vue) relève de l'appréciation souveraine des juges du fond, même si les conditions légales ne sont pas remplies. Une fenêtre considérée comme un simple jour ne permet pas d'acquérir une servitude de vue par prescription.

Juridiction: cc

Date: 17/12/1973

servitude de vuesimple jourCour de cassation
17 décembre 197313 vues
Lotissement : un voisin ne peut pas rester passif face à une infraction au cahier des charges
Droit foncier

Lotissement : un voisin ne peut pas rester passif face à une infraction au cahier des charges

La Cour de cassation rappelle que l'action d'un voisin pour faire démolir des constructions irrégulières dans un lotissement ne peut être déclarée irrecevable pour défaut d'intérêt, dès lors que les juges ont constaté l'infraction. Cette décision protège les propriétaires qui respectent les règles face à ceux qui les violent.

Juridiction: cc

Date: 05/11/1970

lotissementcahier des chargesinfraction
05 novembre 197016 vues
Servitude de passage bloquée : l'action en réintégrande pour rétablir votre droit
Droit foncier

Servitude de passage bloquée : l'action en réintégrande pour rétablir votre droit

Un propriétaire qui se voit obstruer l'accès à une servitude de passage peut agir rapidement par l'action en réintégrande, sans attendre des années de procédure. La Cour de cassation rappelle les conditions de cette voie de fait en 1977.

Juridiction: cc

Date: 29/03/1977

servitude de passageaction en réintégrandevoie de fait
29 mars 197711 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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