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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

764 articles trouvés

Condition suspensive d'obtention d'un certificat d'urbanisme : quand la promesse de vente devient définitive
Droit foncier

Condition suspensive d'obtention d'un certificat d'urbanisme : quand la promesse de vente devient définitive

La Cour de cassation a jugé que la condition suspensive d'obtention d'un certificat d'urbanisme n'est pas purement potestative si l'acquéreur l'a obtenue mais que le vendeur a empêché la réitération de la vente. Une décision qui protège les acquéreurs de bonne foi.

Juridiction: cc

condition suspensivecertificat d'urbanismepromesse de vente
26 juin 202633 vues
Illégalité d'un texte réglementaire : quand le juge civil doit obéir au juge administratif
Droit foncier

Illégalité d'un texte réglementaire : quand le juge civil doit obéir au juge administratif

La Cour de cassation rappelle que toute déclaration d'illégalité d'un texte réglementaire par le juge administratif s'impose au juge civil, qui ne peut plus appliquer ce texte. Décision importante pour les propriétaires et lotis confrontés à des règles d'urbanisme contestées.

Juridiction: cc

Date: 17/12/2003

illégalitétexte réglementairejuge civil
17 décembre 200312 vues
Permis de construire et certificat de conformité : le juge judiciaire ne peut ordonner la démolition
Droit foncier

Permis de construire et certificat de conformité : le juge judiciaire ne peut ordonner la démolition

La Cour de cassation rappelle que tant qu'un permis de construire n'est pas annulé et qu'un certificat de conformité a été délivré, un juge judiciaire ne peut pas ordonner la démolition de travaux pourtant non conformes aux plans. Cette décision protège les propriétaires contre les actions abusives des voisins.

Juridiction: cc

Date: 14/09/2005

permis de construirecertificat de conformitédémolition
14 septembre 200526 vues
Rescision pour lésion : le délai de prescription court à partir du partage
Droit foncier

Rescision pour lésion : le délai de prescription court à partir du partage

La Cour de cassation rappelle que pour une demande en rescision pour lésion dans un partage, le délai de prescription de deux ans court à compter de la date de conclusion de l'acte de partage, et non de la découverte de la lésion.

Juridiction: cc

Date: 20/01/1982

rescisionlésionpartage
20 janvier 198244 vues
Droit de préemption urbain : la cour d'appel ne peut fixer le prix d'un fonds de commerce
Droit foncier

Droit de préemption urbain : la cour d'appel ne peut fixer le prix d'un fonds de commerce

La Cour de cassation rappelle que le juge de l'expropriation, saisi d'une fixation de prix dans le cadre du droit de préemption urbain, ne peut se prononcer sur la consistance et la valeur d'un fonds de commerce, car seuls les biens immobiliers sont soumis à ce droit. Une promesse de vente portant à la fois sur des parcelles et un fonds de commerce ne permet pas d'étendre la compétence du juge à ce dernier.

Juridiction: cc

Date: 09/06/2004

droit de préemption urbainfonds de commercejuge de l'expropriation
09 juin 200416 vues
Lotissement : quand les règles d'implantation deviennent définitives (même après 10 ans)
Droit foncier

Lotissement : quand les règles d'implantation deviennent définitives (même après 10 ans)

Un arrêt de la Cour de cassation de 1995 précise que les règles d'implantation des bâtiments dans un lotissement ne sont pas des simples obligations contractuelles mais des règles d'urbanisme à caractère réglementaire. Le délai de 10 ans court à compter de l'autorisation de lotir, et ces règles survivent au POS. Explications concrètes pour propriétaires et acquéreurs.

Juridiction: cc

Date: 11/01/1995

lotissementrèglement d'urbanismeimplantation des bâtiments
11 janvier 199541 vues
Remise en état des lieux : la double sanction qui s'impose aux constructions illégales
Droit foncier

Remise en état des lieux : la double sanction qui s'impose aux constructions illégales

La Cour de cassation confirme qu'une mesure de remise en état peut être ordonnée à la fois sur l'action publique et sur l'action civile, offrant ainsi aux parties civiles une voie supplémentaire pour obtenir réparation en cas d'infraction au code de l'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 08/12/2020

remise en étatconstruction illégaleaction civile
08 décembre 202012 vues
Audition du maire sans serment en urbanisme : une irrégularité sans conséquence ?
Droit foncier

Audition du maire sans serment en urbanisme : une irrégularité sans conséquence ?

La Cour de cassation a jugé que l'audition du maire sans prestation de serment dans le cadre des infractions d'urbanisme n'entraîne pas l'annulation de la procédure si les droits du prévenu ne sont pas atteints. Décryptage pour propriétaires et professionnels.

Juridiction: cc

Date: 21/10/2003

urbanismeaudition maireserment
21 octobre 200315 vues
Servitude de vue ou simple jour : la Cour de cassation tranche une question de fait cruciale pour les propriétaires
Droit foncier

Servitude de vue ou simple jour : la Cour de cassation tranche une question de fait cruciale pour les propriétaires

La Cour de cassation rappelle que la qualification d'une ouverture (jour ou vue) relève de l'appréciation souveraine des juges du fond, même si les conditions légales ne sont pas remplies. Une fenêtre considérée comme un simple jour ne permet pas d'acquérir une servitude de vue par prescription.

Juridiction: cc

servitude de vuesimple jourCour de cassation
26 juin 202636 vues
Lotissement : un voisin ne peut pas rester passif face à une infraction au cahier des charges
Droit foncier

Lotissement : un voisin ne peut pas rester passif face à une infraction au cahier des charges

La Cour de cassation rappelle que l'action d'un voisin pour faire démolir des constructions irrégulières dans un lotissement ne peut être déclarée irrecevable pour défaut d'intérêt, dès lors que les juges ont constaté l'infraction. Cette décision protège les propriétaires qui respectent les règles face à ceux qui les violent.

Juridiction: cc

lotissementcahier des chargesinfraction
26 juin 202626 vues
Association agréée d'urbanisme : constitution de partie civile autorisée en cas d'infraction
Droit foncier

Association agréée d'urbanisme : constitution de partie civile autorisée en cas d'infraction

Par un arrêt du 9 avril 2002, la Cour de cassation a reconnu à une association agréée d'urbanisme le droit de se constituer partie civile pour des faits portant atteinte aux intérêts collectifs qu'elle défend, même si ces faits constituent une infraction au Code de l'urbanisme. Cette décision renforce le rôle des associations dans la défense de l'environnement et de l'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 09/04/2002

association agréée urbanismepartie civileinfraction urbanisme
09 avril 200227 vues
Périmètre de protection des eaux : prescription des indemnités pour restrictions
Droit foncier

Périmètre de protection des eaux : prescription des indemnités pour restrictions

Le Conseil constitutionnel précise que l'instauration d'un périmètre de protection rapprochée des eaux potables n'entraîne pas automatiquement l'inconstructibilité des parcelles. Le délai de prescription pour demander une indemnisation court à partir de la connaissance effective des restrictions par le propriétaire, par exemple via un certificat d'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 11/09/2025

servitude d'utilité publiquepérimètre de protection des eauxprescription quadriennale
11 septembre 202525 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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