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Droit Immobilier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit immobilier : bail, vente, copropriété, VEFA, construction, litiges — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

2941 articles trouvés

Délégation syndicale dans un petit établissement : quand un accord collectif ne suffit pas
Droit immobilier

Délégation syndicale dans un petit établissement : quand un accord collectif ne suffit pas

La Cour de cassation rappelle qu'un accord collectif qui déroge au seuil de 50 salariés pour créer un comité d'établissement ne permet pas automatiquement la désignation d'un délégué syndical dans ce périmètre, sauf clause expresse plus favorable.

Juridiction: cc

Date: 09/04/2014

délégué syndicalcomité d'établissementaccord collectif
09 avril 20146 vues
Vice caché immobilier : le fabricant peut-il encore contester le bref délai ?
Droit immobilier

Vice caché immobilier : le fabricant peut-il encore contester le bref délai ?

Un arrêt de la Cour de cassation de 1972 rappelle que les juges du fond apprécient souverainement si un vice est caché et si l'action a été intentée à bref délai. Cette décision protège les acheteurs contre les fabricants de matériaux défectueux, comme des conduits de fumée.

Juridiction: cc

Date: 17/07/1972

vice cachébref délaigarantie des vices cachés
17 juillet 197215 vues
Vices cachés et dol : quand l'acquéreur peut cumuler les actions en justice
Droit immobilier

Vices cachés et dol : quand l'acquéreur peut cumuler les actions en justice

La Cour de cassation a jugé que l'action en garantie des vices cachés (articles 1641 et suivants du Code civil) n'est pas exclusive de l'action en nullité pour dol (article 1137). Un acquéreur peut donc les cumuler si le vendeur a dissimulé intentionnellement un défaut. Décision du 6 novembre 2002, n° 00-10.192.

Juridiction: cc

Date: 06/11/2002

vice cachédolnullité vente
06 novembre 200214 vues
Vice caché : un vendeur intermédiaire peut être condamné à tout payer, mais peut-il se retourner contre le fabricant ?
Droit immobilier

Vice caché : un vendeur intermédiaire peut être condamné à tout payer, mais peut-il se retourner contre le fabricant ?

La Cour de cassation rappelle que le vendeur intermédiaire condamné pour vice caché peut appeler en garantie le fabricant, mais que ce dernier peut opposer des moyens pour limiter sa garantie. Les juges doivent examiner ces moyens.

Juridiction: cc

Date: 06/01/2021

vice cachévendeur intermédiairegarantie fabricant
06 janvier 202115 vues
Garantie des vices cachés : le délai de prescription de 10 ans pour les actions entre commerçants et non-commerçants
Droit immobilier

Garantie des vices cachés : le délai de prescription de 10 ans pour les actions entre commerçants et non-commerçants

La Cour de cassation a jugé que l'action en garantie des vices cachés contre le constructeur d'un navire se prescrit par un an à compter de la découverte du vice, mais ce délai doit s'exercer dans le délai butoir de dix ans applicable aux obligations entre commerçants et non-commerçants. Une décision qui clarifie les règles de prescription pour les acheteurs non professionnels.

Juridiction: cc

Date: 27/11/2001

vices cachésprescriptiongarantie
27 novembre 200110 vues
Vice caché ou défaut de conformité : que doit prouver l'acquéreur ?
Droit immobilier

Vice caché ou défaut de conformité : que doit prouver l'acquéreur ?

La Cour de cassation précise que le juge n'a pas à requalifier d'office une action en vice caché en action en délivrance non conforme. L'acquéreur qui invoque un vice caché doit en rapporter la preuve, sans pouvoir compter sur le juge pour changer le fondement juridique de sa demande.

Juridiction: cc

Date: 21/12/2007

vice cachédéfaut de conformitépreuve
21 décembre 200711 vues
Prescription extinctive : peut-on être poursuivi après 20 ans ?
Droit immobilier

Prescription extinctive : peut-on être poursuivi après 20 ans ?

L'article 2232, alinéa 1, du code civil, issu de la loi du 17 juin 2008 portant réforme de la prescription en matière civile, dispose que le report du point de départ, la suspension ou l'interruption de la prescription ne peut avoir pour effet de porter le délai de la prescription extinctive au-delà de vingt ans à compter du jour de la naissance du droit ; il résulte de son rapprochement avec l'article 2224 du même code, selon lequel les actions personnelles ou mobilières se prescrivent par cinq ans à compter du jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer, que le législateur a, dans un souci de sécurité juridique, en contrepartie d'un point de départ "glissant" pour l'exercice de l'action, enserré l'exercice du droit dans un délai fixé à vingt ans. Ayant relevé que le point de départ de l'action en garantie des vices cachés exercée par le dernier acquéreur d'un immeuble contre le vendeur d'origine avait été reporté au jour où celui-ci avait eu connaissance du vice dans toute son ampleur, une cour d'appel a exactement retenu que le jour de la naissance du droit, au sens de l'article 2232 du code civil, devait être fixé au jour du contrat, qui consacrait l'obligation à la garantie des vices cachés du vendeur

Juridiction: cc

Date: 01/10/2020

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
01 octobre 202021 vues
Vices cachés : le délai pour agir est de 2 ans après la découverte, mais attention au délai butoir de 20 ans
Droit immobilier

Vices cachés : le délai pour agir est de 2 ans après la découverte, mais attention au délai butoir de 20 ans

L'action en garantie des vices cachés doit être exercée dans les deux ans de la découverte du vice, sans pouvoir dépasser vingt ans à compter de la vente. La Cour de cassation précise les règles applicables aux ventes anciennes et aux actions récursoires.

Juridiction: cc

Date: 21/07/2023

vices cachésgarantie des vices cachésprescription
21 juillet 202311 vues
Vice caché : une clause de non-garantie ne protège pas le vendeur professionnel face à un acheteur non professionnel
Droit immobilier

Vice caché : une clause de non-garantie ne protège pas le vendeur professionnel face à un acheteur non professionnel

La Cour de cassation (22 juin 1993) rappelle qu'une clause excluant la garantie des vices cachés ne peut être opposée à un acheteur non professionnel. Le vendeur professionnel reste tenu de garantir les défauts cachés, même si le contrat contient une clause de non-garantie.

Juridiction: cc

Date: 22/06/1993

vice cachéclause de non-garantiegarantie des vices cachés
22 juin 199313 vues
Vices cachés des matériaux : un constructeur ne peut pas s'exonérer en invoquant les défauts qu'il a mis en œuvre
Droit immobilier

Vices cachés des matériaux : un constructeur ne peut pas s'exonérer en invoquant les défauts qu'il a mis en œuvre

La Cour de cassation rappelle qu'un constructeur ne peut pas se dédouaner en invoquant les vices des matériaux qu'il a installés. Il reste responsable envers le maître d'ouvrage, mais peut se retourner contre son fournisseur avec un délai de prescription qui ne commence qu'à son assignation.

Juridiction: cc

Date: 16/02/2022

vice cachéconstructeurresponsabilité
16 février 20229 vues
Vices cachés : quand la nullité du jugement ne profite pas au vendeur malhonnête
Droit immobilier

Vices cachés : quand la nullité du jugement ne profite pas au vendeur malhonnête

Une décision de 1977 rappelle que la forme d'un jugement importe moins que son fond : même si des mentions obligatoires manquent, la nullité n'est pas automatique si la solution est claire. Explications avec des exemples concrets à Mimizan et Dax.

Juridiction: cc

Date: 05/01/1977

vices cachésnullité jugementgarantie
05 janvier 197711 vues
Vices cachés : le délai pour agir est de 2 ans, mais attention au butoir de 20 ans
Droit immobilier

Vices cachés : le délai pour agir est de 2 ans, mais attention au butoir de 20 ans

La Cour de cassation précise le délai pour agir en garantie des vices cachés : 2 ans à compter de la découverte du vice, sans pouvoir dépasser 20 ans à compter de la vente. Une décision qui sécurise les transactions immobilières.

Juridiction: cc

Date: 21/07/2023

vices cachésgarantiedélai
21 juillet 202322 vues

Questions fréquentes en droit immobilier

Qu'est-ce que la VEFA (Vente en l'État Futur d'Achèvement) ?
La VEFA, ou "vente sur plan", est un contrat par lequel le vendeur transfère immédiatement ses droits sur le sol et les constructions existantes, tandis que la propriété des constructions futures s'acquiert au fur et à mesure de leur édification. L'acquéreur paie le prix par versements échelonnés en fonction de l'avancement des travaux. Ce dispositif est encadré par le Code de la construction et de l'habitation et offre des garanties spécifiques (garantie d'achèvement, garantie de parfait achèvement).
Quels sont les recours en cas de litige de copropriété ?
En cas de litige en copropriété, plusieurs recours sont possibles : 1) La voie amiable : convocation d'une assemblée générale pour soumettre le litige au vote des copropriétaires. 2) La médiation : recours à un conciliateur de justice. 3) La voie judiciaire : assignation devant le Tribunal judiciaire compétent. Les litiges fréquents concernent le non-paiement des charges, les travaux non autorisés, les nuisances entre copropriétaires ou les contestations d'assemblée générale.
Comment résilier un bail d'habitation ?
Le bailleur peut résilier un bail d'habitation pour motif légitime et sérieux (reprise pour habiter, vente du logement, ou manquement grave du locataire comme le défaut de paiement des loyers). Le locataire peut donner son congé à tout moment avec un préavis de 3 mois (réduit à 1 mois dans certaines zones tendues ou pour motifs spécifiques). La résiliation judiciaire est prononcée par le juge des contentieux de la protection en cas de manquements graves du locataire.
Qu'est-ce que le bornage et quand est-il obligatoire ?
Le bornage est une opération qui consiste à matérialiser les limites entre deux fonds voisins. Il est obligatoire avant toute construction nouvelle, et recommandé lors d'une vente foncière. Le bornage amiable est réalisé par un géomètre-expert. En cas de désaccord, le bornage judiciaire est ordonné par le tribunal. Un procès-verbal de bornage a valeur d'acte authentique et s'impose aux propriétaires successifs.

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