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Dénature la clause du cahier des
Droit Immobilier

Dénature la clause du cahier des

📅 Décision du 08 janvier 1992⚖️ Cour de cassation👁️ 19 vues📖 2 min de lecture

Dénature la clause du cahier des charges de l'adjudication qui dispose que " l'adjudicataire supportera les contributions et charges de toute nature dont les biens sont ou seront grevés à compter du jour fixé pour son entrée en jouissance, tel qu'il est stipulé à l'article précédent ", la cour d'appel qui décide, pour condamner une société adjudicataire d'un local dépendant d'un immeuble en copropriété à payer au syndicat des copropriétaires une somme représentant le montant des charges de copropriété arriérées antérieures à la date d'entrée en jouissance de la société adjudicataire dans les lieux, qu'il ressort de cette disposition que l'acquéreur doit payer des charges de copropriété antérieures à la date d'entrée en jouissance de l'adjudicataire.

Décision de référence : cc • N° 90-18.508 • 1992-01-08 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Dénature la clause du cahier des charges de l'adjudication qui dispose que " l'adjudicataire supportera les contributions et charges de toute nature dont les biens sont ou seront grevés à compter du jour fixé pour son entrée en jouissance, tel qu'il est stipulé à l'article précédent ", la cour d'appel qui décide, pour condamner une société adjudicataire d'un local dépendant d'un immeuble en copropriété à payer au syndicat des copropriétaires une somme représentant le montant des charges de copropriété arriérées antérieures à la date d'entrée en jouissance de la société adjudicataire dans les lieux, qu'il ressort de cette disposition que l'acquéreur doit payer des charges de copropriété antérieures à la date d'entrée en jouissance de l'adjudicataire.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 90-18.508
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 08 janvier 1992

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur via adjudication à Lyon confronté à d'anciennes charges

Un couple a acheté un appartement à Lyon lors d'une vente aux enchères judiciaires pour 150 000 €. Après leur emménagement, le syndicat de copropriété leur réclame 3 200 € d'arriérés de charges datant d'avant leur entrée en jouissance.

Application pratique:

La décision de la Cour de cassation du 8 janvier 1992 précise que la clause du cahier des charges prévoyant que l'adjudicataire supporte les charges à compter de son entrée en jouissance ne l'oblige pas à payer les charges antérieures. Vous devez vérifier la date exacte d'entrée en jouissance dans le cahier des charges. Adressez un courrier recommandé au syndic en citant cette jurisprudence, en joignant l'extrait du cahier des charges, pour refuser le paiement des arriérés antérieurs à cette date.

2

Investisseur marseillais sécurisant un achat sur adjudication

À Marseille, un investisseur acquiert un studio commercial à 80 000 € lors d'une adjudication, avec l'intention de le louer aussitôt. Avant de surenchérir, il consulte le cahier des charges et y lit la clause standard sur la prise en charge des contributions à compter de l'entrée en jouissance.

Application pratique:

Grâce à la décision de 1992, vous savez que cette clause vous protège contre les dettes de charges antérieures à votre entrée en jouissance. Avant la vente, demandez au syndic un état daté des impayés pour évaluer le passif éventuel du vendeur. Après adjudication, si le syndic tente de vous imputer ces arriérés, opposez-lui la jurisprudence en précisant votre date d'entrée en jouissance. Vous ne serez redevable des charges qu'à partir de cette date.

3

Ex-propriétaire niçois poursuivi pour des charges après saisie

Un propriétaire niçois a vu son bien saisi et vendu aux enchères. Le nouvel acquéreur refuse de payer 4 500 € de charges de copropriété impayées avant la vente, et le syndic se retourne contre l'ancien propriétaire, le menaçant de poursuites.

Application pratique:

Conformément à l'arrêt du 8 janvier 1992, l'adjudicataire n'est redevable des charges qu'à partir de son entrée en jouissance. Les dettes nées antérieurement restent à la charge du vendeur (l'ancien propriétaire). Vérifiez dans le cahier des charges la date d'entrée en jouissance pour délimiter la responsabilité. Vous devrez régler les arriérés dus jusqu'à cette date, mais pourrez éventuellement les intégrer dans une négociation avec le syndic, par exemple en sollicitant un échéancier.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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