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Un défaut de la pompe à huile du
Droit Immobilier

Un défaut de la pompe à huile du

📅 Décision du 09 octobre 1975⚖️ Cour de cassation📖 2 min de lecture

Un défaut de la pompe à huile du moteur d'un véhicule automobile est un vice ne pouvant être normalement décelé. Il remplit les conditions du viche caché prévues aux articles 1641 et suivants du Code civil.

Décision de référence : cc • N° 74-11.160 • 1975-10-09 • Consulter la décision →

Cette décision apporte un éclairage important sur votre droit immobilier. Voici ce qu'elle change pour vous.

La situation

Un défaut de la pompe à huile du moteur d'un véhicule automobile est un vice ne pouvant être normalement décelé. Il remplit les conditions du viche caché prévues aux articles 1641 et suivants du Code civil.

Ce que dit la loi

Cette décision confirme les principes fondamentaux du droit de la propriété.

Points à retenir

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Informations juridiques

  • Numéro: 74-11.160
  • Juridiction: Cour de cassation
  • Date de décision: 09 octobre 1975

Mots-clés

droit immobilierjurisprudenceimmobilier

Cas d'usage pratiques

1

Acheteur d'un véhicule d'occasion avec pompe à huile défectueuse

M. Durand achète en mars une voiture d'occasion 9 500 € auprès d'un particulier à Lyon. Deux mois et 3 000 km plus tard, le moteur chauffe et casse : le garagiste diagnostique un défaut de la pompe à huile, impossible à repérer lors de l'essai ni du contrôle technique.

Application pratique:

Selon cette décision (Cour de cassation, 9 octobre 1975), un défaut de pompe à huile est un « vice caché », c'est-à-dire un défaut grave, non visible à l'achat, qui rend le bien impropre à son usage (articles 1641 et suivants du Code civil). Faites établir un rapport écrit par un garagiste ou un expert, envoyez une lettre recommandée au vendeur, puis agissez en justice dans les 2 ans suivant la découverte du vice. Vous pouvez demander l'annulation de la vente (restitution du prix) ou une réduction du prix. Conservez la facture d'achat, le diagnostic et tous les échanges. Attention : cette décision concerne un véhicule, pas un immeuble. La logique du vice caché est la même en immobilier, mais elle ne s'y applique que par analogie.

2

Vendeur d'un appartement soupçonné de vice caché

Mme Lefèvre vend son appartement à Bordeaux 280 000 €. Six mois après la vente, l'acheteur lui reproche un défaut grave de l'installation de chauffage collectif, qu'il n'a pas pu voir lors des visites. Il menace de demander l'annulation de la vente.

Application pratique:

La décision de 1975 rappelle qu'un défaut est un vice caché s'il n'est pas décelable normalement par un acheteur et s'il rend le bien impropre à son usage. Rassemblez les diagnostics, factures d'entretien et comptes rendus d'assemblées générales qui prouvent ce que vous saviez ou non. Vérifiez si l'acte de vente contient une clause d'exclusion de garantie : elle ne protège pas un vendeur qui connaissait le défaut. En cas de courrier de l'acheteur, ne l'ignorez pas : répondez par écrit et consultez un avocat avant toute réponse. Rappel : cet arrêt porte sur un véhicule, et son application à l'immobilier se fait par analogie.

3

Marchand de biens face à un acquéreur mécontent

Un professionnel de l'automobile ou un marchand de biens à Marseille revend un bien (ici un véhicule de collection à 18 000 €) qui tombe en panne grave au bout de six semaines à cause d'une pièce interne défaillante. L'acheteur réclame le remboursement des réparations, soit 4 200 €.

Application pratique:

Cette décision montre que les juges admettent facilement le vice caché quand la panne vient d'une pièce interne que l'acheteur ne pouvait pas contrôler. Un vendeur professionnel est présumé connaître les défauts de ce qu'il vend. Il risque donc de rembourser, en plus, des dommages et intérêts. Il vaut mieux faire contrôler le bien avant la vente, garder une trace écrite de cette vérification et proposer rapidement une solution amiable (réparation ou réduction du prix). Si l'acheteur saisit le tribunal, faites réaliser une expertise contradictoire, c'est-à-dire en présence des deux parties, pour discuter l'origine exacte du défaut. Cet arrêt concerne un véhicule, et son application aux biens immobiliers se fait par analogie.

Maître Cécile Zakine

À propos de l'auteur

Maître Cécile Zakine — Avocate au Barreau des Alpes-Maritimes, Docteur en Droit. Chaque article de ce magazine est rédigé à partir de l'analyse d'une décision de jurisprudence réelle, commentée et mise en perspective par les équipes de Maître Zakine.

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