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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

768 articles trouvés

Responsabilité du notaire : le devoir d'information sur la caducité du permis de construire
Droit foncier

Responsabilité du notaire : le devoir d'information sur la caducité du permis de construire

La Cour de cassation rappelle que le notaire doit informer les parties sur la validité du permis de construire, même si l'acquéreur est élu local. Décision clé pour tout achat de terrain à bâtir.

Juridiction: cc

Date: 12/11/1987

notairedevoir d'informationpermis de construire
12 novembre 198713 vues
Sous-traitance interdite pour l'architecte : quand le maître d'ouvrage n'a pas à payer
Droit foncier

Sous-traitance interdite pour l'architecte : quand le maître d'ouvrage n'a pas à payer

La Cour de cassation rappelle qu'un architecte ne peut pas sous-traiter sa mission de conception et de direction des travaux. Le maître d'ouvrage n'est pas tenu de payer les honoraires du sous-traitant si le recours à la sous-traitance était illicite.

Juridiction: cc

Date: 27/04/2017

sous-traitance architectemaître d'ouvragecode de déontologie
27 avril 201714 vues
Construction sans permis et non bis in idem : une double condamnation est-elle possible ?
Droit foncier

Construction sans permis et non bis in idem : une double condamnation est-elle possible ?

La Cour de cassation précise que les infractions de construction sans permis et de violation du POS protègent des intérêts distincts, permettant une double condamnation sans violer le principe non bis in idem, à condition qu'une seule peine soit prononcée.

Juridiction: cc

Date: 08/12/2015

construction sans permisnon bis in idemviolation POS
08 décembre 20159 vues
Permis de construire annulé : quand le juge judiciaire ne peut plus vous condamner | CC 21 novembre 1978
Droit foncier

Permis de construire annulé : quand le juge judiciaire ne peut plus vous condamner | CC 21 novembre 1978

La Cour de cassation rappelle que l'article L 480-13 du Code de l'urbanisme, qui subordonne toute condamnation judiciaire pour violation des règles d'urbanisme à l'annulation préalable du permis de construire par le juge administratif, ne s'applique pas aux constructions édifiées avant son entrée en vigueur le 1er janvier 1977.

Juridiction: cc

Date: 21/11/1978

permis de construireannulationL 480-13
21 novembre 197816 vues
Refus de permis de construire : quand la justice examine les motifs sans juger l'administration
Droit foncier

Refus de permis de construire : quand la justice examine les motifs sans juger l'administration

La Cour de cassation, dans un arrêt du 24 février 1976, a jugé que les juges judiciaires peuvent analyser les motifs d'un refus de permis de construire pour déterminer une responsabilité contractuelle, sans pour autant critiquer la décision administrative. Une décision clé pour les propriétaires et promoteurs immobiliers.

Juridiction: cc

Date: 24/02/1976

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24 février 197614 vues
Cession gratuite de terrain : le contrat de droit privé qui échappe au juge administratif
Droit foncier

Cession gratuite de terrain : le contrat de droit privé qui échappe au juge administratif

La Cour de cassation a tranché : une cession gratuite de terrains imposée par une commune à un promoteur, même liée à un permis de construire, est un contrat de droit privé. Le juge judiciaire est compétent pour en connaître, ce qui change la donne pour les propriétaires et professionnels de l'immobilier.

Juridiction: cc

Date: 06/01/2004

cession gratuiteterrainpermis de construire
06 janvier 200413 vues
PLD et valeur du terrain : qui attaquer pour contester l'estimation fiscale ?
Droit foncier

PLD et valeur du terrain : qui attaquer pour contester l'estimation fiscale ?

La Cour de cassation précise que l'action en fixation de la valeur du terrain pour le calcul du plafond légal de densité (PLD) doit être dirigée contre la direction des services fiscaux, et non contre la commune. Une décision qui clarifie les responsabilités et les recours.

Juridiction: cc

Date: 04/04/2001

pldplafond légal de densitéestimation terrain
04 avril 20018 vues
Permis de construire tacite : un retrait possible uniquement en cas d'illégalité
Droit foncier

Permis de construire tacite : un retrait possible uniquement en cas d'illégalité

Le Conseil constitutionnel a jugé en 1976 qu'un permis de construire tacite, obtenu sans réponse de l'administration dans les délais, ne peut être retiré que s'il est illégal. Une sécurité pour les propriétaires qui construisent de bonne foi.

Juridiction: cc

Date: 02/06/1976

permis de construire taciteretrait permis de construireillégalité
02 juin 197612 vues
Permis de construire tacite : attention aux pièges quand l'administration ne répond pas
Droit foncier

Permis de construire tacite : attention aux pièges quand l'administration ne répond pas

Un propriétaire à Mougins pensait bénéficier d'un permis de construire tacite après le silence de l'administration. La Cour de cassation a tranché : le simple accusé de réception ne vaut pas permis tacite. Découvrez les conditions strictes et comment éviter les mauvaises surprises.

Juridiction: cc

Date: 14/12/1976

permis de construire tacitesilence de l'administrationurbanisme
14 décembre 197618 vues
Construction sans permis : l'erreur d'un fonctionnaire ne vous exonère pas
Droit foncier

Construction sans permis : l'erreur d'un fonctionnaire ne vous exonère pas

La Cour de cassation rappelle qu'une personne poursuivie pour construction sans permis ne peut invoquer l'erreur provoquée par un fonctionnaire pour être relaxée, car l'ignorance de la loi n'est pas une cause de justification.

Juridiction: cc

Date: 04/03/1986

permis de construireconstruction sans permiserreur de droit
04 mars 198617 vues
Permis de construire annulé : prescription de 5 ans pour agir en justice immobilière
Droit foncier

Permis de construire annulé : prescription de 5 ans pour agir en justice immobilière

Un propriétaire qui réalise des travaux non conformes à son permis de construire, puis obtient un permis modificatif annulé, peut voir l'action en responsabilité civile prescrite au bout de 5 ans à compter de l'achèvement des travaux. La Cour de cassation le rappelle dans un arrêt du 23 juin 2004.

Juridiction: cc

Date: 23/06/2004

urbanismeprescriptionpermis de construire
23 juin 200413 vues
Troubles de voisinage : quand une entreprise aggrave ses nuisances après votre arrivée
Droit foncier

Troubles de voisinage : quand une entreprise aggrave ses nuisances après votre arrivée

Un propriétaire construit sa maison à côté d'une carrière, puis l'entreprise aggrave ses nuisances. La Cour de cassation confirme que même si vous vous êtes installé en connaissance de cause, l'aggravation ultérieure des troubles ouvre droit à réparation.

Juridiction: cc

Date: 17/07/1991

troubles de voisinageaggravation des nuisancesdroit immobilier
17 juillet 199131 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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