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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

768 articles trouvés

Permis d'aménager violé : l'infraction est constituée même après régularisation (Cass. crim., 16 janv. 2018)
Droit foncier

Permis d'aménager violé : l'infraction est constituée même après régularisation (Cass. crim., 16 janv. 2018)

La Cour de cassation confirme que la violation des règles d'urbanisme est appréciée au jour du procès-verbal d'infraction, peu importe que des travaux aient été régularisés avant l'achèvement. Un propriétaire ne peut échapper à une condamnation en régularisant a posteriori.

Juridiction: cc

Date: 16/01/2018

permis d'aménagerinfraction urbanismeprocès-verbal
16 janvier 201812 vues
Canalisation cachée après achat : vice caché ou servitude ? La réponse de la Cour de cassation
Droit foncier

Canalisation cachée après achat : vice caché ou servitude ? La réponse de la Cour de cassation

Un acquéreur découvre après la vente une canalisation enfouie sur son terrain à bâtir. La Cour de cassation tranche : il ne s'agit pas d'un vice caché mais d'une servitude non apparente, relevant de l'article 1638 du Code civil. Décryptage et conseils pratiques pour propriétaires et acheteurs.

Juridiction: cc

Date: 27/02/2013

servitude non apparentevice cachéarticle 1638 code civil
27 février 201328 vues
Déclaration préalable ou permis de construire : une passerelle publicitaire n'est pas une construction
Droit foncier

Déclaration préalable ou permis de construire : une passerelle publicitaire n'est pas une construction

Le montage de passerelles au pied de panneaux publicitaires pour faciliter leur exploitation ne constitue pas des travaux de construction soumis à permis de construire ou déclaration préalable, mais relève de l'article L. 581-34 du Code de l'environnement. La Cour de cassation le confirme dans un arrêt du 5 octobre 2004.

Juridiction: cc

Date: 05/10/2004

passerelle publicitairepermis de construiredéclaration préalable
05 octobre 200416 vues
SAFER : qui doit prouver la déclaration préalable de rétrocession ?
Droit foncier

SAFER : qui doit prouver la déclaration préalable de rétrocession ?

La Cour de cassation censure une cour d'appel qui n'a pas vérifié si la rétrocession de parcelles par la SAFER était soumise à déclaration préalable par l'exploitant bénéficiaire, rappelant que c'est au bénéficiaire de justifier de cette déclaration, pas à la SAFER.

Juridiction: cc

Date: 02/12/1998

SAFERrétrocessiondéclaration préalable
02 décembre 19989 vues
Permis de construire en site classé : le silence vaut rejet (Cass. crim., 7 nov. 2017, n° 17-80.233)
Droit foncier

Permis de construire en site classé : le silence vaut rejet (Cass. crim., 7 nov. 2017, n° 17-80.233)

La Cour de cassation rappelle que dans un site classé, l'absence de réponse de l'administration à une demande d'autorisation d'abattre des arbres ne vaut pas accord tacite mais décision implicite de rejet. Un propriétaire à Antibes avait abattu des arbres avant d'obtenir son permis de construire, mais trop tard : il a été poursuivi pénalement.

Juridiction: cc

Date: 07/11/2017

permis de construiresite classéabattage d'arbres
07 novembre 201721 vues
Décharge sauvage vs remblai agricole : ce que change l’arrêt de la Cour de cassation du 19 décembre 2017
Droit foncier

Décharge sauvage vs remblai agricole : ce que change l’arrêt de la Cour de cassation du 19 décembre 2017

Un propriétaire qui remblaie son terrain avec des déchets inertes sans autorisation peut être condamné pour exploitation illégale d'une installation de stockage de déchets, même s'il avait une déclaration préalable de travaux. La Cour de cassation rappelle que l'autorisation d'urbanisme ne suffit pas si l'objectif réel est une décharge.

Juridiction: cc

Date: 19/12/2017

décharge sauvagedéchets inertesautorisation environnementale
19 décembre 20178 vues
Permis de construire : remplacer un plancher ne nécessite aucune autorisation
Droit foncier

Permis de construire : remplacer un plancher ne nécessite aucune autorisation

La Cour de cassation a jugé que le simple remplacement d'un plancher à l'intérieur d'un logement ne constitue pas un acte de construction soumis à permis de construire ou déclaration préalable, car il ne modifie ni la destination, ni l'aspect extérieur, ni le volume du bâtiment.

Juridiction: cc

Date: 25/05/1994

permis de construiredéclaration préalabletravaux intérieurs
25 mai 199413 vues
Changement de destination sans travaux : déclaration préalable obligatoire depuis 2007
Droit foncier

Changement de destination sans travaux : déclaration préalable obligatoire depuis 2007

La Cour de cassation rappelle que tout changement de destination d'un bâtiment, même sans travaux, nécessite une déclaration préalable en mairie depuis 2007. Un propriétaire d'hôtel transformé en logements sans autorisation a été condamné. Découvrez vos obligations pour éviter les sanctions.

Juridiction: cc

Date: 03/09/2024

changement de destinationdéclaration préalableurbanisme
03 septembre 202410 vues
Déclaration préalable de travaux : quand le silence du maire vaut autorisation
Droit foncier

Déclaration préalable de travaux : quand le silence du maire vaut autorisation

La Cour de cassation rappelle qu'en l'absence d'opposition du maire dans le délai d'un mois, la déclaration préalable de travaux est réputée autorisée. Une décision qui sécurise les propriétaires mais exige vigilance.

Juridiction: cc

Date: 23/11/1994

déclaration préalableautorisation taciteurbanisme
23 novembre 199411 vues
Déclaration préalable de travaux : quand le silence de la mairie vaut autorisation
Droit foncier

Déclaration préalable de travaux : quand le silence de la mairie vaut autorisation

Une décision de la Cour de cassation de 2014 précise que l'administration qui ne répond pas à une déclaration préalable de travaux dans les délais est réputée avoir renoncé à s'y opposer, même si le formulaire utilisé est obsolète.

Juridiction: cc

Date: 09/09/2014

déclaration préalableurbanismeautorisation tacite
09 septembre 20146 vues
Responsabilité de la commune pour effondrement d'une falaise : comment obtenir réparation malgré
Droit foncier

Responsabilité de la commune pour effondrement d'une falaise : comment obtenir réparation malgré

La Cour de cassation, dans un arrêt du 18 décembre 1996, a jugé qu'une commune ne peut invoquer des déclassements successifs d'un terrain pour échapper à sa responsabilité lorsqu'un effondrement a déjà causé un préjudice au propriétaire. Le propriétaire d'une villa exproprié après l'écroulement d'une falaise a obtenu réparation sur la base de la valeur du terrain au jour du dommage, sans tenir compte des restrictions d'urbanisme ultérieures.

Juridiction: cc

Date: 18/12/1996

responsabilité civileeffondrementfalaise
18 décembre 199621 vues
Exonération de droits d'enregistrement : quand un certificat d'urbanisme erroné fait perdre l'avantage fiscal
Droit foncier

Exonération de droits d'enregistrement : quand un certificat d'urbanisme erroné fait perdre l'avantage fiscal

La Cour de cassation rappelle que l'acheteur d'un terrain qui s'engage à construire sous 4 ans pour bénéficier d'une exonération fiscale doit vérifier le plan d'urbanisme, même si un certificat d'urbanisme antérieur déclarait le terrain constructible. Le refus de permis de construire n'est pas un cas de force majeure si le plan d'urbanisme était prévisible.

Juridiction: cc

Date: 20/02/1978

exonération droits d'enregistrementcertificat d'urbanismeforce majeure
20 février 197813 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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