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Magazine Juridique : analyses de jurisprudence

Toutes nos analyses de jurisprudence en droit immobilier et foncier : décisions commentées, cas pratiques et conseils d'expert

5679 articles trouvés

Droit immobilier

Erreur sur la substance en vente aux enchères : le commissaire-priseur responsable des frais ?

Lorsqu'une vente aux enchères est annulée pour erreur sur la substance, les restitutions ne concernent que l'acheteur et le vendeur. Pourtant, le commissaire-priseur peut être condamné à rembourser les frais d'adjudication si sa faute a causé un préjudice. Analyse d'un arrêt de la Cour de cassation du 3 mai 2018.

Juridiction: cc

Date: 03/05/2018

erreur sur la substancevente aux enchèrescommissaire-priseur
03 mai 201816 vues
Droit foncier

Garant d'achèvement : quelles sont ses obligations ?

Le garant d'achèvement doit l'achèvement de l'immeuble à concurrence du coût définitif des dépenses du programme tel que décrit à l'occasion de la conclusion du contrat stipulant cette garantie, et donc le financement des travaux conformes au permis de construire. L'achèvement doit être apprécié dans les termes de l'article R. 261-1 du code de la construction et de l'habitation. L'immeuble peut être considéré comme achevé au sens de ce texte dès lors qu'il ne subsiste aucune non-conformité substantielle, mais seulement des malfaçons dont le garant n'a pas à répondre

Juridiction: cc

Date: 14/04/2010

droit immobilierjurisprudencefoncier
14 avril 20109 vues
Droit immobilier

Arrêt du 4 décembre 2019 : quel impact en immobilier ?

Par un arrêt du 4 décembre 2019 (C-493/18, Tiger e.a.), la CJUE a dit pour droit que l'article 3, § 1, du règlement (CE) n° 1346/2000 du Conseil, du 29 mai 2000, relatif aux procédures d'insolvabilité doit être interprété en ce sens que l'action du syndic, désigné par une juridiction de l'Etat membre sur le territoire duquel la procédure d'insolvabilité a été ouverte, ayant pour objet de faire déclarer inopposables à la masse des créanciers la vente d'un bien immeuble situé dans un autre Etat membre ainsi que l'hypothèque consentie sur celui-ci, relève de la compétence exclusive des juridictions du premier Etat membre. Par le même arrêt, la CJUE a dit pour droit que l'article 25, § 1, du règlement n° 1346/2000 doit être interprété en ce sens qu'une décision par laquelle une juridiction de l'Etat membre d'ouverture autorise le syndic à engager une action dans un autre Etat membre, quand bien même celle-ci relèverait de la compétence exclusive de cette juridiction, ne saurait avoir pour effet de conférer une compétence internationale aux juridictions de cet autre Etat membre. Viole en conséquence l'article 3, § 1, du règlement la cour d'appel qui, saisie d'une action engagée par le syndic d'une procédure d'insolvabilité ouverte en Angleterre ayant pour objet de faire déclarer inopposable à la masse des créanciers de cette procédure les hypothèques consenties par le débiteur sur des biens situés en France et les ventes de ces biens à un tiers, qui relève de la compétence exclusive des juridictions anglaises, ne se déclare pas d'office incompétente pour en connaître, peu important que le syndic ait été autorisé par le juge anglais à saisir le juge français

Juridiction: cc

Date: 25/03/2020

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
25 mars 20207 vues
Droit immobilier

L'occultation par un arbitre des faits compromettants, une fraude à la rétractation

L'occultation par un arbitre des circonstances susceptibles de provoquer, dans l'esprit des parties, un doute raisonnable quant à son impartialité et à son indépendance, dans le but de favoriser l'une des parties, constitue une fraude rendant possible la rétractation de la sentence arbitrale dès lors que cette décision a été surprise par le concert frauduleux entre l'arbitre et cette partie ou les conseils de celle-ci

Juridiction: cc

Date: 30/06/2016

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
30 juin 20167 vues
Droit immobilier

En raison de l'effet rétroactif de la résolution, pas d'indemnité d'usage

En raison de l'effet rétroactif de la résolution de la vente, le vendeur n'est pas fondé à obtenir une indemnité liée à l'utilisation de la chose vendue ou à l'usure résultant de cette utilisation

Juridiction: cc

Date: 13/07/2016

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
13 juillet 20168 vues
Droit immobilier

Le délit de présentation ou de publication de comptes infidèles exige la connaissance

Le délit de présentation ou de publication de comptes infidèles est constitué dès lors que le prévenu, administrateur de la société, savait que l'apparence donnée aux comptes était contraire à la réalité et qu'il a participé à la délibération ayant décidé la présentation et la publication des comptes(1).

Juridiction: cc

Date: 29/11/2000

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
29 novembre 20006 vues
Droit immobilier

Partage immobilier : l’estimation contestée peut être présentée en appel

Dans une décision du 9 juin 2022, la Cour de cassation précise que, lors d’une procédure de partage, les parties peuvent présenter de nouvelles demandes en appel sans être déclarées irrecevables, car celles-ci sont considérées comme des défenses aux prétentions adverses. Cette souplesse protectrice évite les blocages dans l’évaluation des biens indivis.

Juridiction: cc

Date: 09/06/2022

partageindivisionestimation immobilière
09 juin 20229 vues
Droit immobilier

Une partie en pourparlers transactionne sans révéler sa note interne

Une partie en pourparlers transactionnels n'est pas tenue de communiquer à ses partenaires une note interne analysant les aspects juridiques de l'opération qui les ont suscités et ne peut se voir reprocher une réticence dolosive à raison de cette absence de communication

Juridiction: cc

Date: 24/05/2016

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
24 mai 20164 vues
Droit immobilier

Ces éléments ont-ils été jugés déterminants ?

Dès lors que ces éléments ont été soumis à la libre discussion des parties, une cour d'appel peut, sans violer le principe de la contradiction, se fonder sur un rapport d'expertise judiciaire établi lors d'une instance opposant l'une de ces parties à un tiers et sur un rapport d'expertise établi unilatéralement à la demande de celle-ci, dont elle a apprécié souverainement la valeur et la portée

Juridiction: cc

Date: 15/11/2018

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
15 novembre 20185 vues
Droit immobilier

Procédure collective d’un groupe : l’autonomie de la SCI ne bloque pas le plan global

La Cour de cassation précise que si les conditions d’ouverture d’une procédure collective s’apprécient séparément pour chaque société d’un groupe, le tribunal peut ensuite adopter une vision d’ensemble pour garantir la cohérence du plan. Propriétaires de SCI, cette décision vous concerne directement.

Juridiction: cc

Date: 19/12/2018

procédure collectiveSCIgroupe de sociétés
19 décembre 201812 vues
Droit immobilier

Clause architecte : que dit la jurisprudence ?

La clause prévoyant que l'architecte ne pourra être tenu responsable ni solidairement ni in solidum des fautes commises par d'autres intervenants à l'opération ne limite pas la responsabilité de l'architecte, tenu de réparer les conséquences de sa propre faute, le cas échéant in solidum avec d'autres constructeurs. Elle ne saurait avoir pour effet de réduire le droit à réparation du maître d'ouvrage contre l'architecte, quand sa faute a concouru à la réalisation de l'entier dommage. Viole l'article 1147 du code civil, dans sa rédaction antérieure à celle issue de l'ordonnance n° 2016-131 du 10 février 2016, la cour d'appel qui, pour limiter l'obligation à réparation de l'architecte et de son assureur à une fraction des dommages, retient que la clause d'exclusion de solidarité n'est privée d'effet qu'en cas de faute lourde et que l'architecte n'est tenu qu'à hauteur de la part contributive de sa faute dans la survenance des dommages, alors qu'il résulte de ses constatations que la faute de l'architecte est à l'origine de l'entier dommage

Juridiction: cc

Date: 19/01/2022

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
19 janvier 20224 vues
Droit immobilier

Le principe selon lequel nul ne peut se contredire au détriment d'autrui

Le principe selon lequel nul ne peut se contredire au détriment d'autrui suppose que les prétentions de la partie à laquelle la fin de non-recevoir est opposée induisent l'adversaire en erreur sur les intentions de leur auteur

Juridiction: cc

Date: 24/09/2014

droit immobilierjurisprudenceimmobilier
24 septembre 20147 vues

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