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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

768 articles trouvés

Urbanisme : recours en démolition réservé aux parties au procès pénal
Droit foncier

Urbanisme : recours en démolition réservé aux parties au procès pénal

La Cour de cassation rappelle que seules les personnes ayant été parties au procès pénal peuvent exercer un recours en démolition sur le fondement de l'article L.480-5 du Code de l'urbanisme. Une décision qui limite les possibilités de faire démolir une construction illégale.

Juridiction: cc

Date: 03/02/1976

urbanismedémolitionpartie civile
03 février 19767 vues
Permis de construire annulé : quand le juge pénal ne peut pas vous condamner
Droit foncier

Permis de construire annulé : quand le juge pénal ne peut pas vous condamner

Si vous construisez avec un permis de construire valide, vous ne pouvez pas être condamné pénalement pour infraction d'urbanisme tant que ce permis n'a pas été annulé par le juge administratif. La Cour de cassation le rappelle dans un arrêt de 1992 toujours applicable.

Juridiction: cc

Date: 03/03/1992

permis de construireannulation permisarticle L480-13
03 mars 19929 vues
Permis de construire et troubles de voisinage : quand le juge judiciaire ne peut pas ordonner la suspension des travaux
Droit foncier

Permis de construire et troubles de voisinage : quand le juge judiciaire ne peut pas ordonner la suspension des travaux

La Cour de cassation rappelle que tant qu'un permis de construire n'a pas été annulé par le juge administratif, le juge judiciaire (tribunal de grande instance, tribunal d'instance) ne peut pas ordonner la suspension des travaux, même s'ils causent un préjudice. Une décision de 1983 toujours d'actualité qui protège les propriétaires ayant obtenu un permis valide.

Juridiction: cc

Date: 22/11/1983

permis de construiretrouble de voisinagesuspension des travaux
22 novembre 198314 vues
Droit de préemption : quelle date retenir pour calculer l'indemnité d'expropriation ?
Droit foncier

Droit de préemption : quelle date retenir pour calculer l'indemnité d'expropriation ?

La Cour de cassation précise que pour un bien soumis au droit de préemption dans une zone d'aménagement, la date de référence pour calculer l'indemnité d'expropriation est celle de l'opposabilité du plan d'aménagement de zone (PAZ), même si celui-ci est ensuite intégré au PLU. Une décision clé pour les propriétaires concernés par une expropriation.

Juridiction: cc

Date: 08/06/2006

droit de préemptionexpropriationdate de référence
08 juin 200613 vues
Licenciement économique : l'incurie de l'employeur n'est pas un motif valable (Cass. soc. 1978)
Droit foncier

Licenciement économique : l'incurie de l'employeur n'est pas un motif valable (Cass. soc. 1978)

La Cour de cassation a jugé en 1978 qu'un licenciement économique n'est pas fondé si la cause réelle est l'incurie de l'employeur. Cette décision protège les salariés contre des licenciements prétextes et impose aux juges de vérifier la réalité des difficultés économiques.

Juridiction: cc

Date: 14/12/1978

licenciement économiqueincurie de l'employeurcause réelle et sérieuse
14 décembre 19788 vues
Permis de construire pour caravane aménagée : l'arrêt de 1981 toujours en vigueur
Droit foncier

Permis de construire pour caravane aménagée : l'arrêt de 1981 toujours en vigueur

En 1981, la Cour de cassation a jugé que l'édification d'une construction autour d'une caravane, même avec des panneaux amovibles, nécessite un permis de construire. Cette décision reste une référence pour distinguer une simple caravane d'une habitation légère de loisirs soumise à autorisation d'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 17/11/1981

permis de construirecaravaneconstruction sans permis
17 novembre 198111 vues
Article L. 480-7 du Code de l'urbanisme : l'astreinte doit être prononcée en audience publique sous peine de nullité
Droit foncier

Article L. 480-7 du Code de l'urbanisme : l'astreinte doit être prononcée en audience publique sous peine de nullité

La Cour de cassation rappelle que toute décision relevant le montant d'une astreinte pour non-exécution de démolition ou remise en état doit être rendue publiquement après audience publique, sous peine de nullité.

Juridiction: cc

Date: 02/06/1981

astreintedémolitionaudience publique
02 juin 198111 vues
Association agréée d'urbanisme : constitution de partie civile autorisée en cas d'infraction
Droit foncier

Association agréée d'urbanisme : constitution de partie civile autorisée en cas d'infraction

Par un arrêt du 9 avril 2002, la Cour de cassation a reconnu à une association agréée d'urbanisme le droit de se constituer partie civile pour des faits portant atteinte aux intérêts collectifs qu'elle défend, même si ces faits constituent une infraction au Code de l'urbanisme. Cette décision renforce le rôle des associations dans la défense de l'environnement et de l'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 09/04/2002

association agréée urbanismepartie civileinfraction urbanisme
09 avril 200210 vues
Droit de préemption urbain : la cour d'appel ne peut fixer le prix d'un fonds de commerce
Droit foncier

Droit de préemption urbain : la cour d'appel ne peut fixer le prix d'un fonds de commerce

La Cour de cassation rappelle que le juge de l'expropriation, saisi d'une fixation de prix dans le cadre du droit de préemption urbain, ne peut se prononcer sur la consistance et la valeur d'un fonds de commerce, car seuls les biens immobiliers sont soumis à ce droit. Une promesse de vente portant à la fois sur des parcelles et un fonds de commerce ne permet pas d'étendre la compétence du juge à ce dernier.

Juridiction: cc

Date: 09/06/2004

droit de préemption urbainfonds de commercejuge de l'expropriation
09 juin 200411 vues
Non bis in idem en urbanisme : une double condamnation possible pour vos travaux
Droit foncier

Non bis in idem en urbanisme : une double condamnation possible pour vos travaux

La Cour de cassation valide la double condamnation pour réalisation irrégulière d'affouillement ou exhaussement du sol et violation du plan d'occupation des sols, car ces infractions protègent des intérêts distincts. Une seule peine peut être prononcée.

Juridiction: cc

Date: 03/05/2017

non bis in idemurbanismeaffouillement
03 mai 201710 vues
Servitude de vue : quand une fenêtre devient un droit acquis par prescription
Droit foncier

Servitude de vue : quand une fenêtre devient un droit acquis par prescription

La Cour de cassation rappelle que le caractère d'une ouverture (jour ou vue) sur le fonds voisin est une question de fait, laissée à l'appréciation souveraine des juges du fond. Cette décision de 1973 est toujours d'actualité pour les propriétaires confrontés à des vues créées sans titre.

Juridiction: cc

Date: 08/05/1973

servitudevueprescription
08 mai 197310 vues
Risques naturels et vente immobilière : une omission qui peut annuler la vente
Droit foncier

Risques naturels et vente immobilière : une omission qui peut annuler la vente

La Cour de cassation rappelle que si un plan de prévention des risques naturels (PPRN) est approuvé entre la promesse de vente et l'acte authentique, le vendeur doit mettre à jour l'état des risques, faute de quoi l'acquéreur peut demander la résolution de la vente ou une diminution du prix.

Juridiction: cc

Date: 19/02/2026

risques naturelsvente immobilièreétat des risques
19 février 202613 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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