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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

768 articles trouvés

Servitude de passage : une fausse déclaration dans l'acte de vente engage la responsabilité du vendeur
Droit foncier

Servitude de passage : une fausse déclaration dans l'acte de vente engage la responsabilité du vendeur

La Cour de cassation rappelle que le vendeur qui affirme dans l'acte de vente qu'il n'existe aucune servitude engage sa responsabilité contractuelle, même si l'acquéreur a eu connaissance des signes apparents de la servitude. Décision clé pour tout acheteur ou vendeur d'un bien immobilier.

Juridiction: cc

Date: 05/02/1974

servitude de passagefausse déclarationacte de vente
05 février 197412 vues
Permis de construire annulé : le piège de la démolition judiciaire (Cass. civ. 3e, 21 mars 2019)
Droit foncier

Permis de construire annulé : le piège de la démolition judiciaire (Cass. civ. 3e, 21 mars 2019)

La Cour de cassation limite la démolition d'une construction édifiée sur un permis de construire annulé, sauf dans les zones protégées. Une décision protectrice pour les propriétaires de bonne foi.

Juridiction: cc

Date: 21/03/2019

permis de construire annulédémolitionarticle L480-13
21 mars 201910 vues
Infraction d'urbanisme : un plan illégal ne justifie pas une condamnation
Droit foncier

Infraction d'urbanisme : un plan illégal ne justifie pas une condamnation

La Cour de cassation rappelle qu'une infraction à la législation sur l'urbanisme ne peut être retenue si le plan d'urbanisme invoqué n'est pas légalement opposable. Une décision qui protège les propriétaires contre des poursuites fondées sur des documents inexistants ou irréguliers.

Juridiction: cc

Date: 19/01/1977

urbanismeplan d'urbanismeopposabilité
19 janvier 19779 vues
Démolition d'une construction : quand la loi nouvelle protège le propriétaire en cours d'instance
Droit foncier

Démolition d'une construction : quand la loi nouvelle protège le propriétaire en cours d'instance

La Cour de cassation rappelle qu'une loi nouvelle s'applique immédiatement aux effets à venir des situations non contractuelles, même en cours de procès. Conséquence : une action en démolition engagée avant la loi du 6 août 2015 peut être neutralisée si la construction est conforme aux règles d'urbanisme en vigueur à sa date d'édification.

Juridiction: cc

Date: 23/03/2017

démolitionloi nouvelleurbanisme
23 mars 201714 vues
Droit de préemption et indemnisation : le statut d'étranger n'exclut pas la réparation (Cass. 3e civ., 12 sept. 2012)
Droit foncier

Droit de préemption et indemnisation : le statut d'étranger n'exclut pas la réparation (Cass. 3e civ., 12 sept. 2012)

La Cour de cassation a jugé que la régularité du séjour d'un occupant n'a aucune incidence sur son droit à être indemnisé et relogé en cas de préemption d'un immeuble par une commune. Le juge de l'expropriation est seul compétent pour statuer.

Juridiction: cc

Date: 12/09/2012

droit de préemptionindemnisation occupantétranger sans titre
12 septembre 20124 vues
Servitude de vue ou simple jour : la Cour de cassation tranche une question de fait cruciale pour les propriétaires
Droit foncier

Servitude de vue ou simple jour : la Cour de cassation tranche une question de fait cruciale pour les propriétaires

La Cour de cassation rappelle que la qualification d'une ouverture (jour ou vue) relève de l'appréciation souveraine des juges du fond, même si les conditions légales ne sont pas remplies. Une fenêtre considérée comme un simple jour ne permet pas d'acquérir une servitude de vue par prescription.

Juridiction: cc

Date: 17/12/1973

servitude de vuesimple jourCour de cassation
17 décembre 197313 vues
Licenciement économique : l'incurie de l'employeur n'est pas un motif valable (Cass. soc. 1978)
Droit foncier

Licenciement économique : l'incurie de l'employeur n'est pas un motif valable (Cass. soc. 1978)

La Cour de cassation a jugé en 1978 qu'un licenciement économique n'est pas fondé si la cause réelle est l'incurie de l'employeur. Cette décision protège les salariés contre des licenciements prétextes et impose aux juges de vérifier la réalité des difficultés économiques.

Juridiction: cc

Date: 14/12/1978

licenciement économiqueincurie de l'employeurcause réelle et sérieuse
14 décembre 19788 vues
Expropriation et date de référence : ce que le PLU change pour votre terrain
Droit foncier

Expropriation et date de référence : ce que le PLU change pour votre terrain

Une décision de la Cour de cassation de 2007 précise comment déterminer la date de référence pour l'évaluation d'un terrain exproprié soumis au droit de préemption urbain. Elle confirme que le juge peut retenir la date de modification du PLU sans avoir à vérifier qu'elle délimite précisément la zone du bien. Explications concrètes pour propriétaires et professionnels de l'immobilier à Chambéry et ailleurs.

Juridiction: cc

Date: 10/05/2007

expropriationdroit de préemption urbaindate de référence
10 mai 200710 vues
Construction illégale : la cour d'appel peut ordonner la démolition sans attendre le juge administratif
Droit foncier

Construction illégale : la cour d'appel peut ordonner la démolition sans attendre le juge administratif

La Cour de cassation confirme que le juge pénal, saisi d'un incident d'exécution, peut apprécier la légalité d'un arrêté d'urbanisme sans surseoir à statuer, même si celui-ci n'a pas été contesté devant le juge administratif.

Juridiction: cc

Date: 21/11/2017

urbanismeconstruction illégalearrêté de démolition
21 novembre 20179 vues
Péremption de permis de construire : quand la justice ordonne la remise en état malgré l'arrêt des travaux
Droit foncier

Péremption de permis de construire : quand la justice ordonne la remise en état malgré l'arrêt des travaux

La Cour de cassation précise que la péremption d'un permis de construire ne s'applique qu'en cas d'interruption volontaire des travaux. Si l'arrêt est dû à des causes étrangères au propriétaire, le permis reste valable et le juge peut ordonner la mise en conformité. Une décision cruciale pour les propriétaires confrontés à des travaux inachevés.

Juridiction: cc

Date: 08/11/2016

permis de construirepéremptionurbanisme
08 novembre 201611 vues
Permis de construire annulé : quand le juge pénal ne peut pas vous condamner
Droit foncier

Permis de construire annulé : quand le juge pénal ne peut pas vous condamner

Si vous construisez avec un permis de construire valide, vous ne pouvez pas être condamné pénalement pour infraction d'urbanisme tant que ce permis n'a pas été annulé par le juge administratif. La Cour de cassation le rappelle dans un arrêt de 1992 toujours applicable.

Juridiction: cc

Date: 03/03/1992

permis de construireannulation permisarticle L480-13
03 mars 19929 vues
Procès-verbal d'infraction urbanisme : l'absence d'assermentation du fonctionnaire empêche la prescription
Droit foncier

Procès-verbal d'infraction urbanisme : l'absence d'assermentation du fonctionnaire empêche la prescription

Un fonctionnaire municipal non assermenté ne peut interrompre la prescription de l'infraction par son procès-verbal. La Cour de cassation casse l'arrêt de la cour d'appel de Paris qui avait adopté une interprétation large de l'article 101 du Code de l'urbanisme.

Juridiction: cc

Date: 26/07/1965

infraction urbanismeprocès-verbalassermentation
26 juillet 196514 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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