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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

764 articles trouvés

Droit de préemption urbain : le silence du propriétaire équivaut à renonciation à la vente
Droit foncier

Droit de préemption urbain : le silence du propriétaire équivaut à renonciation à la vente

La Cour de cassation précise que si le propriétaire d'un bien soumis au droit de préemption urbain ne répond pas dans les deux mois à l'offre d'achat du titulaire du droit, il est réputé avoir renoncé à vendre. Le vendeur ne peut alors être contraint de signer l'acte authentique, même si le titulaire renonce ultérieurement à son droit.

Juridiction: cc

Date: 04/06/2003

droit de préemption urbainrenonciation à l'aliénationsilence du propriétaire
04 juin 200345 vues
Modifier sa clôture sans permis : ce que dit la loi
Droit foncier

Modifier sa clôture sans permis : ce que dit la loi

La Cour de cassation rappelle que seule l'édification d'une clôture nouvelle nécessite un permis d'urbanisme. Modifier une clôture existante (rehaussement, remplacement) n'est pas punissable, sauf si cela contredit le plan local d'urbanisme. Décision protectrice pour les propriétaires.

Juridiction: cc

Date: 26/02/1985

clôturepermis de construireurbanisme
26 février 198578 vues
Servitude de passage : l'impossibilité d'exercer le droit n'éteint la servitude qu'après 30 ans
Droit foncier

Servitude de passage : l'impossibilité d'exercer le droit n'éteint la servitude qu'après 30 ans

La Cour de cassation rappelle qu'une servitude de passage ne s'éteint pas simplement parce qu'elle est temporairement impossible à exercer : il faut que cette impossibilité dure 30 ans pour entraîner l'extinction. Un arrêt clé pour les propriétaires de fonds dominants et servants.

Juridiction: cc

Date: 10/10/1984

servitude de passageextinction servitudenon-usage trentenaire
10 octobre 198432 vues
Servitude non aedificandi : quand le préfet impose des règles dans un lotissement (Cass. civ., 16 juin 1987)
Droit foncier

Servitude non aedificandi : quand le préfet impose des règles dans un lotissement (Cass. civ., 16 juin 1987)

En 1987, la Cour de cassation a jugé que les règles imposées par le préfet dans un arrêté d'autorisation de lotissement ont un caractère réglementaire, ce qui permet au juge judiciaire de les interpréter. Cette décision clarifie la frontière entre le droit public et privé, et a des conséquences directes pour les propriétaires de lots soumis à des servitudes administratives.

Juridiction: cc

Date: 16/06/1987

servitudelotissementpréfet
16 juin 198724 vues
Servitude de passage : une fausse déclaration dans l'acte de vente engage la responsabilité du vendeur
Droit foncier

Servitude de passage : une fausse déclaration dans l'acte de vente engage la responsabilité du vendeur

La Cour de cassation rappelle que le vendeur qui affirme dans l'acte de vente qu'il n'existe aucune servitude engage sa responsabilité contractuelle, même si l'acquéreur a eu connaissance des signes apparents de la servitude. Décision clé pour tout acheteur ou vendeur d'un bien immobilier.

Juridiction: cc

servitude de passagefausse déclarationacte de vente
27 juin 202619 vues
Construction illégale : quand la loi change, le préjudice s'évanouit
Droit foncier

Construction illégale : quand la loi change, le préjudice s'évanouit

Que faire quand un voisin construit en violation des règles d'urbanisme, mais que la loi change ensuite ? Une décision de 1977 de la Cour de cassation apporte une réponse claire : si la construction peut être légalement reconstruite à l'identique, le préjudice disparaît. Décryptage pour propriétaires, locataires et professionnels de l'immobilier.

Juridiction: cc

construction illégalerègles d'urbanismepréjudice
26 juin 202633 vues
Travaux sans permis : le délit dure jusqu'à la fin du chantier (Cass. crim. 1973)
Droit foncier

Travaux sans permis : le délit dure jusqu'à la fin du chantier (Cass. crim. 1973)

La Cour de cassation a jugé en 1973 que l'infraction d'exécution illicite de travaux de construction se commet pendant toute la durée du chantier, et non pas seulement au début. Cela signifie qu'un propriétaire peut être poursuivi et condamné à démolir même si les travaux sont déjà avancés, et que les délais de prescription ne courent qu'à l'achèvement.

Juridiction: cc

travaux sans permisdélit continuurbanisme
26 juin 202619 vues
Juge judiciaire et éoliennes : qui peut ordonner la démolition ?
Droit foncier

Juge judiciaire et éoliennes : qui peut ordonner la démolition ?

Le propriétaire d'une éolienne dont le permis de construire a été annulé peut être contraint par le juge judiciaire de la démolir, mais les troubles de voisinage relèvent du juge administratif. Décryptage de l'arrêt de la Cour de cassation du 14 février 2018.

Juridiction: cc

Date: 14/02/2018

éoliennedémolitionjuge judiciaire
14 février 201821 vues
Construction illégale : qui fixe la sanction financière, le juge ou l'administration ?
Droit foncier

Construction illégale : qui fixe la sanction financière, le juge ou l'administration ?

La Cour de cassation rappelle que seul l'administration peut fixer et recouvrer la taxe pour dépassement du plafond légal de densité en cas de construction sans permis. Le juge pénal ne peut pas imposer ce versement.

Juridiction: cc

Date: 06/03/1989

construction illégaleplafond légal de densitéurbanisme
06 mars 198920 vues
Votre servitude de vue est-elle protégée par un titre ?
Droit foncier

Votre servitude de vue est-elle protégée par un titre ?

La Cour de cassation rappelle que lorsqu'une servitude de vue est établie par contrat, les règles restrictives de l'article 676 du Code civil ne s'appliquent pas. Découvrez les implications pour les propriétaires et voisins.

Juridiction: cc

servitude de vuearticle 676 du Code civilservitude conventionnelle
26 juin 202611 vues
Droit de préemption communal : quand la commune doit rétrocéder le terrain aux anciens propriétaires
Droit foncier

Droit de préemption communal : quand la commune doit rétrocéder le terrain aux anciens propriétaires

Lorsqu'une commune préempte un terrain pour un motif d'intérêt général (extension de cimetière, espace vert) mais l'aliène ensuite à des fins privées (construction de logements), les anciens propriétaires peuvent exiger la rétrocession. La Cour de cassation le rappelle dans un arrêt du 15 décembre 1999.

Juridiction: cc

Date: 15/12/1999

droit de préemptionrétrocessionurbanisme
15 décembre 199937 vues
Dérogation d'urbanisme : quand le juge civil ne peut pas contrôler la validité des arrêtés
Droit foncier

Dérogation d'urbanisme : quand le juge civil ne peut pas contrôler la validité des arrêtés

Un propriétaire conteste une construction édifiée à moins de deux mètres de sa limite séparative mais l'autorité administrative a accordé des dérogations. La Cour de cassation rappelle que le juge civil ne peut pas apprécier la validité de ces arrêtés, en vertu du principe de séparation des pouvoirs.

Juridiction: cc

urbanismedérogationséparation des pouvoirs
26 juin 202638 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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