Aller au contenu principal

Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

768 articles trouvés

Refus de raccordement électrique : l'autorité administrative seule compétente
Droit foncier

Refus de raccordement électrique : l'autorité administrative seule compétente

La Cour de cassation rappelle que seul le maire ou le préfet peut refuser un raccordement électrique, pas le juge judiciaire. Un arrêté municipal ne suffit pas ; il faut une décision explicite de l'autorité compétente.

Juridiction: cc

Date: 15/06/2017

raccordement électriquearrêté d'arrêt des travauxCour de cassation
15 juin 20177 vues
Bornage et revendication : le juge peut trancher la propriété sans demande principale
Droit foncier

Bornage et revendication : le juge peut trancher la propriété sans demande principale

Le juge du bornage peut statuer sur la propriété d'une parcelle si la question est soulevée comme défense à l'action en bornage. Une décision de la Cour de cassation de 2009 clarifie cette compétence, essentielle pour les propriétaires confrontés à un litige de limites.

Juridiction: cc

Date: 07/01/2009

bornagerevendicationpropriété
07 janvier 20098 vues
Bornage refusé : quand le juge ne peut pas trancher une question de propriété
Droit foncier

Bornage refusé : quand le juge ne peut pas trancher une question de propriété

La Cour de cassation rappelle que l'action en bornage ne peut être engagée que si les deux fonds sont contigus et appartiennent à des propriétaires privés. Si le juge constate une incertitude sur la qualité de propriétaire de la parcelle voisine, il doit surseoir à statuer et ne peut pas trancher une question de fond relevant du tribunal de grande instance.

Juridiction: cc

Date: 16/01/2002

bornagepropriétécontiguïté
16 janvier 20026 vues
La constatation d'un risque avéré de non-restitution justifie la consignation
Droit foncier

La constatation d'un risque avéré de non-restitution justifie la consignation

La constatation d'un risque avéré de non-restitution du prix de vente en cas d'annulation de l'arrêté de préemption par la juridiction administrative peut caractériser l'existence d'un obstacle au paiement justifiant la consignation du prix de vente

Juridiction: cc

Date: 23/09/2020

droit immobilierjurisprudencefoncier
23 septembre 20208 vues
Droit de préférence forestier : une parcelle boisée avec maison échappe à la vente prioritaire au voisin
Droit foncier

Droit de préférence forestier : une parcelle boisée avec maison échappe à la vente prioritaire au voisin

La Cour de cassation précise que le droit de préférence des propriétaires de parcelles boisées contiguës (article L. 331-19 du code forestier) ne s'applique pas à la vente d'une parcelle classée en bois et forêts si celle-ci supporte un bâtiment ou un étang. Une décision qui sécurise les propriétaires de terrains mixtes.

Juridiction: cc

Date: 28/05/2026

droit forestierdroit de préférencevente immobilière
28 mai 202614 vues
Lotissement : haies et arbres, quand le cahier des charges l'emporte sur la loi
Droit foncier

Lotissement : haies et arbres, quand le cahier des charges l'emporte sur la loi

La Cour de cassation rappelle que l'article 673 du Code civil n'est pas d'ordre public : les règles d'un lotissement peuvent y déroger. Un propriétaire à Saint-Paul-lès-Dax ne peut pas invoquer ce texte si le cahier des charges autorise les plantations litigieuses.

Juridiction: cc

Date: 13/06/2012

article 673 code civiltrouble anormal de voisinagecahier des charges lotissement
13 juin 20127 vues
Servitude de vue oblique : comment prouver son acquisition par prescription ?
Droit foncier

Servitude de vue oblique : comment prouver son acquisition par prescription ?

La Cour de cassation rappelle que pour acquérir une servitude de vue oblique par prescription trentenaire, il faut prouver de manière certaine l'existence d'une ouverture depuis plus de 30 ans. Un simple doute suffit à faire échec à la prescription.

Juridiction: cc

Date: 14/03/1972

servitude de vueprescription trentenairevue oblique
14 mars 19722 vues
Servitude de cour commune : quand la construction non conforme justifie la démolition
Droit foncier

Servitude de cour commune : quand la construction non conforme justifie la démolition

La Cour de cassation précise que le propriétaire bénéficiant d'une servitude de cour commune doit respecter l'emplacement convenu de la construction, sous peine de démolition. Une décision qui rappelle l'importance des engagements réciproques dans les servitudes.

Juridiction: cc

Date: 28/03/2024

servitude de cour communedémolition constructionCour de cassation 2024
28 mars 20244 vues
Servitude de cour commune : quand l'équilibre des charges est-il légal ?
Droit foncier

Servitude de cour commune : quand l'équilibre des charges est-il légal ?

Un arrêt de la Cour de cassation de 1980 valide une servitude de cour commune imposant des charges très inégales entre fonds voisins, dès lors que l'emplacement de la servitude est rendu nécessaire par les règles d'urbanisme. Décryptage pour propriétaires et professionnels de l'immobilier.

Juridiction: cc

Date: 05/02/1980

servitudecour communecharges inégales
05 février 198011 vues
Vues sur fonds voisin : quand la cour refuse la démolition malgré des ouvertures à moins de 1,90 m
Droit foncier

Vues sur fonds voisin : quand la cour refuse la démolition malgré des ouvertures à moins de 1,90 m

En 1974, la Cour de cassation a validé le refus de démolir une construction dotée de jours de souffrance (vitres dormantes) à moins de 1,90 m du fonds voisin, estimant que ces ouvertures ne constituent pas des vues interdites par l'article 678 du Code civil. Cette décision éclaire les droits et limites des propriétaires riverains en matière de servitudes de vue.

Juridiction: cc

Date: 26/02/1974

servitude de vuejour de souffrancearticle 678 code civil
26 février 19749 vues
Préemption SAFER : votre terrain en ZNIEFF protégé ?
Droit foncier

Préemption SAFER : votre terrain en ZNIEFF protégé ?

La Cour de cassation précise que la SAFER ne peut préempter des parcelles situées en ZNIEFF sans un projet de mise en valeur des paysages ou de protection de l'environnement approuvé par l'État ou une collectivité locale. Une décision qui protège les propriétaires fonciers contre des préemptions abusives.

Juridiction: cc

Date: 28/09/2011

droit de préemptionSAFERZNIEFF
28 septembre 201115 vues
Parcelles sans maître : quand le remembrement ne prouve pas la propriété
Droit foncier

Parcelles sans maître : quand le remembrement ne prouve pas la propriété

Une décision de la Cour de cassation de 2005 rappelle que la mention d'un compte collectif sans identification précise des propriétaires dans un procès-verbal de remembrement rend les parcelles « vacantes et sans maître ». Pour les propriétaires de Bordeaux, Libourne ou Arcachon, cela signifie qu'il faut disposer d'un titre de propriété individuel pour revendiquer un bien.

Juridiction: cc

Date: 23/03/2005

parcelles sans maîtreremembrementtitre de propriété
23 mars 200534 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

Besoin de conseils ?

Les analyses de ce magazine sont à titre informatif. Pour un conseil personnalisé en droit foncier :

Consultation 45€ - 30 minutes