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Droit Foncier : analyses de jurisprudence

Décisions commentées en droit foncier : servitudes, bornage, urbanisme, permis de construire, expropriation — par Maître Cécile Zakine, Docteur en Droit

768 articles trouvés

Promesse de vente et permis de construire : le notaire ne peut s'en laver les mains
Droit foncier

Promesse de vente et permis de construire : le notaire ne peut s'en laver les mains

Une décision de la Cour de cassation de 1995 rappelle que le notaire doit vérifier la faisabilité d'un projet de construction avant la vente, même si celle-ci est conditionnée à l'obtention d'un permis. Un acquéreur peut engager sa responsabilité s'il n'a pas été informé des risques.

Juridiction: cc

Date: 21/02/1995

notaireresponsabilitécondition suspensive
21 février 199518 vues
Permis de construire et indemnité d'expropriation : quand la commune doit payer la totalité du terrain
Droit foncier

Permis de construire et indemnité d'expropriation : quand la commune doit payer la totalité du terrain

Cet article analyse un arrêt de la Cour de cassation de 1997 qui a jugé que si le permis de construire ne mentionne pas l'obligation de céder gratuitement 10% du terrain à la commune, cette dernière doit indemniser l'exproprié sur la base de la superficie totale, sans déduction.

Juridiction: cc

Date: 17/12/1997

expropriationpermis de construirecession gratuite
17 décembre 199713 vues
Permis de construire et règlement sanitaire : qui interprète quoi ?
Droit foncier

Permis de construire et règlement sanitaire : qui interprète quoi ?

Un arrêt de la Cour de cassation de 1971 rappelle que les tribunaux judiciaires sont compétents pour interpréter les règlements sanitaires départementaux, même lorsqu'ils interfèrent avec un permis de construire. Cette décision a des implications pratiques pour les propriétaires voisins et les constructeurs.

Juridiction: cc

Date: 04/03/1971

permis de construirereglement sanitaire departementaltrouble de voisinage
04 mars 197119 vues
Construction sans permis en indivision : le juge peut ordonner la démolition
Droit foncier

Construction sans permis en indivision : le juge peut ordonner la démolition

La Cour de cassation confirme que le propriétaire indivis qui a édifié sans permis sur un terrain commun peut être condamné à démolir, même sans l'accord de son conjoint. Explications et conseils pour éviter ce type de litige.

Juridiction: cc

Date: 18/02/1986

construction sans permisindivisiondémolition
18 février 198618 vues
Permis de construire contesté : le juge judiciaire doit l'appliquer sans attendre
Droit foncier

Permis de construire contesté : le juge judiciaire doit l'appliquer sans attendre

La Cour de cassation rappelle que le juge judiciaire ne peut pas surseoir à statuer quand un permis de construire n'est pas contesté sur sa régularité : il doit l'appliquer et l'interpréter. Cette décision de 1978 protège les propriétaires et locataires contre les blocages abusifs de procédure.

Juridiction: cc

Date: 14/03/1978

permis de construiresursis à statuerquestion préjudicielle
14 mars 197814 vues
Permis de construire refusé : la force majeure n'excuse pas tout (Cass. 1978)
Droit foncier

Permis de construire refusé : la force majeure n'excuse pas tout (Cass. 1978)

Un refus de permis de construire peut-il être considéré comme un cas de force majeure pour échapper à une pénalité fiscale ? La Cour de cassation répond par la négative, rappelant qu'un risque prévisible ne constitue pas un événement imprévisible et irrésistible.

Juridiction: cc

Date: 25/10/1978

permis de construireforce majeuredroits de mutation
25 octobre 197814 vues
Permis tacite : le jour où la lettre recommandée a été présentée fait foi
Droit foncier

Permis tacite : le jour où la lettre recommandée a été présentée fait foi

La Cour de cassation précise que la notification d'un refus de permis de construire est réputée faite à la date de première présentation du recommandé, même si le destinataire ne le retire pas. Une décision cruciale pour tout propriétaire qui attend un permis.

Juridiction: cc

Date: 30/06/2026

permis de construirepermis tacitenotification
30 juin 202618 vues
Construction sans permis : une régularisation tardive n'efface pas l'infraction
Droit foncier

Construction sans permis : une régularisation tardive n'efface pas l'infraction

La Cour de cassation confirme qu'obtenir un permis de construire après avoir bâti sans autorisation ne fait pas disparaître l'infraction pénale. Le contrevenant reste passible d'amende et de démolition, même avec un permis régularisateur.

Juridiction: cc

Date: 02/10/1981

permis de construireconstruction sans permisrégularisation urbanisme
02 octobre 198114 vues
Construction sans permis : démolition ordonnée même si l'administration ne répond pas
Droit foncier

Construction sans permis : démolition ordonnée même si l'administration ne répond pas

La Cour de cassation confirme qu'une construction édifiée sans permis de construire peut être démolie même si l'administration n'a pas répondu à une demande de régularisation. Une simple audition sans prestation de serment du fonctionnaire compétent suffit. Décryptage pour les propriétaires et promoteurs immobiliers.

Juridiction: cc

Date: 21/02/1989

construction sans permisdémolitionpermis tacite
21 février 198914 vues
Permis de construire violé : le voisin peut vous attaquer en justice
Droit foncier

Permis de construire violé : le voisin peut vous attaquer en justice

Un arrêt de la Cour de cassation de 1973 a posé un principe fondamental : la violation d'un permis de construire constitue une faute non seulement envers l'administration, mais aussi envers les voisins qui subissent un préjudice. Découvrez comment ce droit s'applique concrètement et comment vous protéger.

Juridiction: cc

Date: 20/11/1973

permis de construireviolationpréjudice voisinage
20 novembre 197319 vues
Permis de construire illégal : l'exception d'illégalité recevable en appel même après rejet du recours direct
Droit foncier

Permis de construire illégal : l'exception d'illégalité recevable en appel même après rejet du recours direct

L'arrêt de la Cour de cassation du 8 février 1995 (n°91-22.212) permet à un voisin de contester un permis de construire par voie d'exception pour la première fois en appel, même si son recours direct en annulation a été jugé irrecevable pour tardiveté. Cela ouvre une voie de défense essentielle pour les propriétaires confrontés à des constructions illégales.

Juridiction: cc

Date: 08/02/1995

permis de construireexception d'illégalitérecours en annulation
08 février 19959 vues
Permis de construire refusé : comment prouver la force majeure ?
Droit foncier

Permis de construire refusé : comment prouver la force majeure ?

Pour bénéficier du tarif réduit des droits de mutation sur un terrain à bâtir, vous devez prouver que vous avez réalisé les travaux dans les quatre ans, ou justifier d'un cas de force majeure. La Cour de cassation rappelle que le refus de permis de construire doit être prouvé par celui qui l'invoque.

Juridiction: cc

Date: 07/12/1970

article 1371 CGIdroits de mutationtarif réduit
07 décembre 197017 vues

Questions fréquentes en droit foncier

Qu'est-ce qu'une servitude de passage ?
Une servitude de passage est une charge imposée sur un fonds (le fonds servant) pour l'usage et l'utilité d'un autre fonds (le fonds dominant). Elle permet au propriétaire du fonds dominant de passer sur le fonds servant pour accéder à sa propriété. La servitude peut être légale (cas d'enclave) ou conventionnelle (établie par contrat). Elle s'éteint si les fonds sont réunis sous le même propriétaire ou si elle n'est plus utilisée pendant 30 ans.
Comment contester un permis de construire ?
Un permis de construire peut être contesté par tout tiers justifiant d'un intérêt à agir (voisin immédiat, association de protection de l'environnement) dans un délai de 2 mois à compter de l'affichage du permis sur le terrain. Le recours est formé devant le Tribunal administratif. Il est fortement recommandé de faire précéder le recours contentieux d'un recours gracieux auprès du maire afin de tenter une résolution amiable et de bénéficier d'un délai supplémentaire.
Quelles sont les règles de distance pour planter des arbres en limite de propriété ?
Selon l'article 671 du Code civil, un propriétaire ne peut planter d'arbres, arbustes ou arbrisseaux à moins de 2 mètres de la limite séparative pour les plantations dépassant 2 mètres de hauteur, et à moins de 0,5 mètre pour les plantations de hauteur inférieure à 2 mètres. Ces distances sont mesurées à partir du milieu du tronc. Des règlements locaux (PLU) ou des usages locaux peuvent prévoir des distances différentes.
Que faire en cas d'empiètement sur ma propriété ?
En cas d'empiètement (construction ou plantation qui dépasse sur le fonds voisin), le propriétaire lésé dispose de plusieurs actions : 1) Une demande de démolition ou de suppression des constructions empiétant sur sa propriété. 2) Une action en bornage si les limites exactes sont contestées. 3) Une action en revendication de propriété. Le délai de prescription est généralement de 30 ans pour les actions immobilières. Il est conseillé de consulter un avocat spécialisé en droit foncier rapidement.

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